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RDC : Fabrice Puela favorable à la justice transitionnelle pour la réparation des victimes de guerre

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Le patron des Droits humains en République démocratique du Congo, Albert Fabrice Puela, a ce jeudi 06 avril à Pullman Hôtel, donné le go d’un atelier organisé par le bureau conjoint des Nations-Unies pour les droits humains sur la justice transitionnelle en RDC.

Selon Erica Bussey, cheffe du BCNUDH, cet atelier de deux jours soit de jeudi 06 à vendredi 07 mai 2021 a pour objectif de former les formateurs de la Société civile sur les mécanismes de la justice transitionnelle en RDC.

Ces assises ont aussi pour but d’harmoniser les vues sur les solutions idoines à trouver pour une justice vraie.
Erica a souligné que la volonté manifeste de Félix Tshisekedi pour la justice en RDC apporte une lueur d’espoir.

Le BCNUDH espère que les victimes des crimes dans les conflits entre communautés et groupes armés soient réparées. Erica Bussey a beaucoup mis l’accent sur la région du Kasaï où plusieurs victimes attendent réparation.

Pour Albert Fabrice Puela, ministre des Droits humains en République démocratique du Congo, la justice transitionnelle en RDC est un espoir pour la réparation des victimes des crimes, un impératif pour la paix.

« Nous nous réjouissons que notre première sortie officielle en tant que ministre des Droits humains, soit en lien avec un sujet aussi capital qui est la justice transitionnelle qui relève du département que nous avons l’honneur de diriger. Nous remercions le président de la République pour avoir pris la décision de doter la RDC d’une justice transitionnelle ».

Puela Fabrice a tenu par la même occasion, au nom du gouvernement congolais, à remercier le BCNUDH de son appui dont la République a toujours bénéficié. Il a aussi demandé aux acteurs de la société civile de se concentrer sur le travail avec leurs expertises car la nation toute entière ainsi que le gouvernement attendent d’eux des solutions pour la paix durable.

Prenant part comme participant à cet atelier, Sa Majesté Mfumu Difima trouve intéressant de parler de la justice transitionnelle vu que certaines procédures politiques de paix ont échoué.

« Nous ne pouvons pas continuer de parler de paix sur les tombes collectives et nous considérons que ces assises qui nous impliquent nous aussi les autorités coutumières détenteurs des communautés qui subissent des affres arrivent à harmoniser des vues et aller droit au but à la résolution des ces conflits parce qu’on ne peut pas continuer de parler du développement dans un état de déstabilisation », a-t-il dit.

Et de préciser que dans la région du Kasaï, précisément au Kasaï Central, il y a trois ans qu’il n’y a pas de production agricole.

« Le Kasaï Central n’est pas dans sa production agricole il y a trois ans, et automatiquement c’est la sécheresse. Qu’est-ce que cela peut donner dans un pays où le budget est faible? On doit alors stopper net l’insécurité avec des conflits entre communautés, nous risquons de connaître une trentaine d’années sans résultats dans les disettes complètes », a-t-il conclu.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF

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Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.

Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC

L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.

Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.

Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.

Zoom sur Marianne Mujing Yav

Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.

Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.

Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.

Un symbole fort pour les femmes des médias

L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.

Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.

En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.

Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.

Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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