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Kwilu/Justice : Serge Makongo conteste sa déchéance au perchoir de l’Assemblée provincial
Visé par une pétition en vue de sa déchéance, le président de l’Assemblée provinciale de Kwilu, Serge Makongo Kangantima, a saisi la Cour d’appel de cette province pour l’interprétation de la loi, surtout du règlement d’ordre de cet organe délibérant provincial.
Le mardi 04 mai 2021, le ministère public a donné son avis sur ce dossier. Selon le ministère public, la pétition devrait être signée au cours d’une plénière de l’Assemblée provinciale, alors qu’elle a été signée en dehors de la plénière, contrairement à la loi qui régit l’Assemblée nationale provinciale du Kwilu. Le ministère public a demandÉ à la Cour d’appel de déclarer la requête du président fondée et recevable. Par conséquence, l’organe de la loi demande aux juges de surseoir la pétition. Avocat des députés pétitionnaires, Me Désiré Iyemvela fait confiance à la Justice et attend le verdict.
Du côté de la partie demanderesse, Me Erick a constaté beaucoup d’irrégularités dans la procédure, et il n’attend qu’un verdict en faveur de son client qui est resté dans la logique de l’article 22 et 9 du règlement d’ordre du dû organe.
« Notre client à Saisie la Cour pour l’interprétation, car la pétition est venimeuse, nous avons présenté nos moyens de défense et la Cour va en tirer des conséquences pour que notre travailient soit rétablie dans ses droits », a fait savoir Me Erick »
C’est dans la soirée du même mardi que le verdict est tombé en faveur de la partie demanderesse. Selon l’arrêt de la Cour, la requête du speaker du parlement provincial est déclaré recevable et fondé ; par conséquence, la petite tombe caduque.
Pour mémoire, le président de cet l’organe délibérant à été visé par une pétition initiée par les députés de la plateforme politique Lamuka afin de jenvie de sa d’échéance.
*David Mayele*
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
