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Affaire Kalev : la présence de l’AG honoraire de l’ANR exigée à l’audience du 10 mai

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Le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa Gombe a débuté ce lundi 3 mai l’examen de la plainte, lui déposée par le bâtonnier Jean Claude Muyambo et consorts, contre l’ancien Administrateur Général de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) Kalev Mutond.

La première audience consacrée à l’introduction du dossier n’a duré que quelques dizaines de minutes. Car, les avocats de la défense ont sollicité et obtenu la remise du procès. Celui-ci interviendra dans une semaine, soit le 10 mai 2021.

Selon le collectif des avocats de la défense, une dizaine, le report sollicité c’est pour permettre à leur client de recouvrer sa santé.

Quant à l’exigence du tribunal de la présence physique de l’ex numéro un des renseignements congolais, le collectif a promis qu’il sera présent à la prochaine audience prévue le lundi 10 mai prochain.

Plusieurs griefs sont retenus à charge à l’ex patron des renseignements par les plaignants qui se disent tous victimes du traitement inhumain de la part de Kalev Mutond qu’ils considèrent comme leur bourreau. Parmi ces griefs, il y a tortures et services corporels, tentative d’assassinat, coups et blessures, traitement dégradant et inhumain, etc.

Par ailleurs, mis au courant de plusieurs plaintes portées contre lui, Kalev Mutond a disparu de la circulation et est entré dans la clandestinité. Un avis de recherche a été émis par la justice alertant tous les services habilités à mettre la main sur le fugitif une fois retrouvé quelque part à travers le pays.

Dom/LE PHARE

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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