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Affaires Étrangères : Marie Tumba Nzeza passe le flambeau à Christophe Lutundula
Christophe Lutundula a officiellement pris ses fonctions à la tête du ministère des Affaires Étrangères. C’est après la cérémonie de remise et reprise, le mardi 27 avril 2021 à Kinshasa, avec Marie Tumba Nzeza.
Le nouveau patron de la diplomatie congolaise a, à cet effet, salué le travail abattu par Marie Tumba Nzeza, et il a, à son tour, promis de garder allumer le flambeau du changement.
« La Mission qui est la nôtre est de faire que ce flambeau de changement soit allumé à tout moment et en toute circonstance. Je n’étais pas avec vous aux Affaires étrangères, mais je savais au fond de moi-même qu’il y a une femme de changement qui est là. Je veux vous rassurer devant les compatriotes que ce flambeau de changement, je le porte, tu le portes, nous devons le porter partout. C’est ça le premier défi. C’est ça la différence entre nous et les autres. Le deuxième défi, c’est de mériter la confiance du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a accepté que j’entre dans ce domaine, les Français parlent de domaine réservé, les autres domaine de collaboration. De toutes les façons, les Affaires étrangères, la Défense, l’Intérieur, la Justice, sont les domaines sur lesquels le Président de la République porte une attention particulière. Le flambeau du changement, je dois le porter avec le personnel du ministère des Affaires Étrangères, il n’y a pas un ministre des Affaires étrangères sans ce personnel là, il faut arrêter de nous plaindre, dresser les murs des lamentations , ça ne changera absolument rien du tout », a déclaré Christophe Lutundula devant la presse.
Il a invité le personnel du ministère des Affaires Étrangères à se concentrer au travail pour des résultats escomptés. « Je vais m’adresser le moment venu à mes frères et sœurs qui travaillent ici dans l’administration, ils doivent savoir que je ne porterais pas le fardeau seul, je le porterai avec tout le monde y compris avec vous femmes du changement. Travaillons, c’est ça qui va permettre à Félix-Antoine Tshisekedi de dire que les Affaires Étrangères existent et ils travaillent. Je suis venu travailler avec vous, commencer la où Madame la Ministre a laissé et continuez avec vous », a-t-il ajouté.
Pour sa part, Marie Tumba a félicité Christophe Lutundula. À l’en croire, le ministère des Affaires étrangères reste dans de bonnes mains. « Je sais que je laisse le ministère dans les mains expertes. Quand je dis que je suis dans la joie de lui laisser le ministère, je pense et je le crois, j’entends ce qu’il fait, je vois ce qu’il fait, nous tous, nous savons ce qu’il est en train de faire pour le moment, ce qu’il a fait avec la loi Lutundula, donc je crois vraiment que je peux partir sachant que notre ministère est dans de bonnes mains et qu’il va le défendre valablement », a-t-elle laissé entendre.
Et de poursuivre : « Je prie Dieu qu’il ait un peu plus de moyens que ce que nous en avons eu, parce que ce que nous avons fait, au cas où vous ne le sauriez pas, des miracles, et je ne souhaite pas qu’on vive seulement des miracles, parce qu’il y a de l’argent dans la République et cet argent doit pouvoir servir à faire avancer les dossiers de la République et il y en a des masses dans ce ministère, donc je vous souhaite d’avoir les moyens de votre politique pour pouvoir faire avancer ce que vous voulez faire avancer, et surtout de travailler dans la vision de notre chef de l’État qui, comme vous le savez, c’est le peuple d’abord ».
Contrairement au gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le ministère des Affaires Étrangères a été élevé au rang de Vice-Primature. Outre ses prérogatives Constitutionnelles, Christophe Lutundula va accompagner le Chef de l’État Félix Tshisekedi en sa qualité du Président en exercice de l’Union Africaine.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
