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Gouvernement Sama : 56 membres dont 15 femmes, des innovations enregistrées (Décryptage)

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Deux mois après la nomination du premier ministre Jean-michel SAMA LUKONDE, son gouvernement a été rendu public ce lundi 12 avril à travers l’ordonnance présidentielle lue par le porte-parole du Chef de l’Etat sur les antennes de la RTNC.

Le gouvernement SAMA LUKONDE compte 56 membres dont 4 vice-premier ministres, 9 ministres d’Etat, 31 ministres, 1 ministre délégué et 11 vice-ministres.

Avec 15 femmes, le premier gouvernement de l’Union sacrée de la nation s’est voulu inclusif avec la participation de toutes les tendances politiques nationales. Trois des quatre vice- primatures ont été attribués aux nouveaux alliés du Chef de l’Etat.

10 membres du gouvernement sortant ont été reconduits mais 4 seulement ont retrouvé leur portefeuille notamment l’Urbanisme et habitat, les Affaires foncières, le Commerce extérieur et les Postes, téléphones et nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Ce gouvernement a innové avec le portefeuille du Numérique tandis que
plusieurs ministères ont vu leurs compétences élargies en fonction du contexte actuel.
Ainsi, le ministère de la Santé publique ajoute l’hygiène et la prévention ; le ministre des Petites et moyennes entreprises s’occupera de l’entrepreneunariat et le ministère des Transports et voies de communication est aussi chargé du Désenclavement.

Les jeunes se retrouvent en bon nombre dans ce gouvernement avec notamment la présence du député Patrick Muyaya, le benjamin de la législature 2011, et Aminata Namasia la cadette de l’actuelle assemblée nationale.

Autrefois vice-primature, le ministère du Budget devient un ministère d’État tandis que le ministère des Affaires étrangères figure parmi les 4 vice-primatures.

Deux membres du cabinet du Chef de l’Etat entrent au gouvernement, notamment Nicolas Kazadi devenu ministre des Finances et Kolongele Eberande, ministre du Numérique.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”

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Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.

À travers une communication accordée à congoprofond.net⁠ à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain

Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.

Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».

La diplomatie des langues africaines

Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.

Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.

Entre spiritualité et diplomatie

À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.

Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.

Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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