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Kasaï Central : 41.000 USD de la MONUSCO pour la réhabilitation du TGI/Tshimbulu

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Le maire de Tshimbulu, deuxième ville du Kasaï Central, située dans le territoire de Dibaya, à près de 170 km de Kananga, a lancé les travaux de réhabilitation du tribunal de grande instance de sa juridiction, ce vendredi 9 avril 2021. Ces travaux consistent, d’une part, à la construction d’une salle d’audience et, de l’autre, à la réhabilitation des locaux et bureaux du Tribunal de Grande Instance de Tshimbulu. Ils sont exécutés par l’ONG « Cris du peuple opprimé » (CPO) avec le financement de la Monusco. Le coût global des travaux 41.000$, sa durée est de 3 mois.

La réhabilitation le TGI/Tshimbulu rentre dans le cadre du projet d’appui à la résolution pacifique des conflits fonciers dans la région de Tshimbulu, territoire de Dibaya, province du Kasaï Central.

D’après Marlène Ndelela, coordonnatrice de cette ONG, « l’idée remonte à 2015 lors des violences communautaires qui ont été enregistrées ». Et en 2019, des études menées par sa structure et ses différents partenaires ont démontré une recrudescence des conflits fonciers dans cette région.

Cette ONG tient à accompagner la justice à réduire ces conflits et participe à la consolidation à Dibaya.
« L’objectif général est de contribuer au renforcement de l’État de droit, à travers le meilleur fonctionnement des Institutions judiciaires, l’implication de la société civile et des populations locales pour réduire et prévenir les violences communautaires liées aux conflits, promouvoir la cohésion sociale, stabiliser la région de Tshimbulu. » explique-t-elle à congoprogond.net .

Pour sa part, le président du TGI Tshimbulu a salué le geste de l’ONG. « Nous travaillons dans des conditions inhumaines. Ce geste vient résoudre l’une des difficultés que nous avons. »

Le maire de Tshimbulu, quant à lui, rassure de la sécurisation des travaux avant de féliciter le CPO-ONG.

Jeff Mbuyi/congoprogond.net

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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