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Journée fériée « Kimbangu »: la demande de Fatshi adressée au Parlement

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1921- 2021: un siècle d’évangélisation et d’expansion du Kimbanguisme, voilà ce que l’on célébrait ce mardi 6 avril à Nkamba, la ville sainte chère aux fidèles du prophète Simon Kimbangu. Cet événement a été célébré avec faste dans la Nouvelle Jérusalem en présence du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qui a honoré de sa présence les festivités du centenaire Kimbangiste.

Dès son arrivée, indique une dépêche de la présidence de la République, le chef de l’État a eu un entretien avec le chef spirituel de cette communauté religieuse, Son Éminence Simon Kimbangu Kiangani, avant d’assister au culte organisé au sein du grandiose Temple de Nkamba. Plusieurs personnalités aussi bien politiques, diplomatiques que religieuses y ont pris part dont Bahati Lukwebo et Mboso Kodia Puanga, respectivement Président du Sénat et Président du bureau de l’Assemblée nationale.

Des milliers de fidèles kimbangistes venus des quatres coins du monde ont pris place à cette édifice géante de 37.000 places.

Tous les adeptes de Simon Kimbangu vêtus en tenue d’apparat pour la circonstance ont animé par des chants la cérémonie particulière parce mêlant une partie liturgique et une partie plus protocolaire avec en apothéose l’allocution du Président Tshisekedi.

Le Chef de l’État a retracé brièvement l’histoire de Simon Kimbangu et il a exhorté les kimbanguistes à préserver cet acquis précieux qu’est la mémoire de l’enseignement du prophète et de son combat pour la dignité des hommes et femmes noirs à une époque coloniale marquée par de violentes discriminations institutionnalisées.

Le président a demandé aux deux présidents de deux chambres du Parlement national de porter le dossier législatif d’instauration de la date du 6 avril comme une journée chomée et payée sur toute l’étendue de la République et ce en hommage à Simon Kimbangu. Une proposition saluée chaleureusement par toute l’assistance.

Après le culte, le Président a inauguré le Musée dédié à Simon Kimbangu et le chef de l’État a aussi visité le mémorial Kimbangiste avant de repartir à Kinshasa.

Tchèques Bukasa/CONGO PROFOND.NET

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« L’Afrique ne doit pas subir les récits des grandes puissances”, (Dr Johnson Aniki, le doyen de la communauté africaine en Ukraine)

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Installé en Ukraine depuis près de 40 ans, le Dr Johnson Aniki est aujourd’hui considéré comme l’une des figures historiques de la communauté africaine dans ce pays d’Europe de l’Est. Homme d’affaires d’origine nigériane et observateur attentif des relations internationales, il s’est exprimé sur la guerre russo-ukrainienne dans une interview accordée à CONGOPROFOND.NET⁠ depuis la ville de Kyev.

Pour lui, les Africains doivent analyser ce conflit avec indépendance et éviter de se laisser entraîner par les narratifs imposés par les grandes puissances mondiales.

Une lecture géopolitique fondée sur l’expérience

Témoin de plusieurs décennies d’évolution politique en Ukraine, Johnson Aniki estime que le regard africain sur la guerre diffère souvent de celui porté par l’Occident. Selon lui, de nombreux citoyens africains établissent un parallèle entre l’intervention militaire russe en Ukraine et certaines opérations occidentales menées par le passé sur le continent africain. Cette perception, explique-t-il, alimente aujourd’hui un débat profond sur la souveraineté, les intérêts stratégiques et la place de l’Afrique dans les rapports de force internationaux.

L’appel à une diplomatie africaine indépendante

À travers sa prise de parole, le Dr Johnson Aniki invite les dirigeants africains à adopter une posture davantage centrée sur les intérêts du continent. Il considère que l’Afrique doit renforcer sa capacité d’analyse géopolitique afin de ne pas devenir un simple terrain d’influence pour les puissances étrangères.

Dans un contexte mondial marqué par les rivalités entre blocs internationaux, il plaide pour une diplomatie africaine plus autonome, capable de défendre les priorités économiques, sécuritaires et politiques des peuples africains.

Une guerre qui redessine les équilibres internationaux

Pour Johnson Aniki, le conflit entre la Russie et l’Ukraine dépasse largement les frontières européennes. Cette guerre, affirme-t-il, reconfigure les alliances diplomatiques et accentue la compétition d’influence entre puissances mondiales, notamment en Afrique. Alors que Moscou, Washington, Bruxelles et Pékin multiplient les initiatives diplomatiques sur le continent, plusieurs pays africains cherchent désormais à maintenir une position équilibrée et pragmatique face aux tensions internationales.

Le Dr Johnson Aniki est un entrepreneur nigérian vivant en Ukraine depuis environ 40 ans. Considéré comme le doyen de la communauté africaine dans ce pays, il est connu pour son engagement en faveur des diasporas africaines et pour ses interventions sur les questions géopolitiques liées aux relations entre l’Afrique, l’Europe de l’Est et les grandes puissances mondiales. Grâce à son parcours universitaire et entrepreneurial en Ukraine, il est devenu une figure influente dans les débats portant sur la coopération internationale et la souveraineté africaine.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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