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RDC: quelles élections en 2023 et avec qui à la tête de la CENI?
L’année 2023 sera une année électorale en République démocratique du Congo. Une année de premières élections sous l’égide de l’actuel Président Félix Antoine Tshisekedi, qui vraisablement, sera candidat à sa propre succession. Ces élections constitueront un test pour le régime actuel qui prône l’État de droit et la bonne gouvernance.
Deux questions importantes méritent donc d’être analysées :
Quelles élections pour 2023 ?
Avec qui à sa tête?
Quelles élections pour 2023 ?
Depuis 2006, les élections en République démocratique du Congo ont toujours été émaillées de contestations et des violences et les Congolais attendent jusqu’à ce jour l’organisation des élections locales. Malgré des rapports des missions d’observations électorales tant nationales qu’internationales, peu d’efforts ont été consacrés pour doter le pays des élections crédibles et transparentes. Et à chaque fois, le cycle électoral est entaché de graves irrégularités qui malheureusement ne trouvent pas souvent une bonne issue au niveau du contentieux électoral devant les juridictions compétentes.
Alors pour ces élections de 2023, une réforme de la CENI s’impose si l’on veut réellement éviter les erreurs du passé et offrir enfin aux Congolais les élections crédibles et transparentes. Il faut aussi des moyens matériels et financiers adéquats pour couvrir tout le cycle électoral et ces moyens doivent être disponibilisé dans les meilleurs délais. Enfin, il faut réformer le cadre légal. Le parlement devra se pencher sur les réformes possibles et urgentes pour que le cycle électoral se déroule selon les standards internationaux . La réussite de ces élections dépendra aussi des animateurs.
Qui à la tête de la CENI ?
Cette question est cruciale parce que l’issue du cycle électoral de 2023 en dépend fortement. Plusieurs candidats sont en lice et leurs profils ont été dévoilés par certaines organisations de la société civile.
Selon nos propres recherches et évaluations, le candidat le plus remarquable, qui jouit d’une expérience et des compétences avérées et qui se montre apte à être à la hauteur de la tâche et à diriger la CENI pour les prochaines élections n’est autre que Paul Nsapu Mukulu.
Comme l’atteste son parcours, Paul Nsapu fait preuve d’une bonne maitrise des questions électorales et du contexte congolais. Il impressionne par ses qualités communicationnelles et son leadership.
Fondateur de la « Ligue zaïroise des électeurs » en 1990, devenue « Ligue des électeurs », il a une expérience de près de 30 ans en matière électorale. Il a participé à différentes missions d’observations des élections, processus d’évaluation et de supervision dans plusieurs pays. Il a travaillé pendant des décennies dans de multiples formations pré-électorales, électorales et post-électorales à travers le monde et en RDC. Il est parmi les activistes des droits humains les plus connus en République démocratique du Congo. Ancien Vice- président de la Fédération internationale des ligues des droits humains (FIDH). Avec un tel profil, il apparaît que M. Paul Nsapu est la personne idoine pour apporter les changements nécessaires à la tête de la CENI et offrir aux Congolais en 2023, des élections crédibles, transparentes et apaisées.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
