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Coopération économique : Kinshasa et Tunis explorent les opportunités d’affaires en RDC

Pour elle, la croissance économique durable exige par ailleurs de relever le défis de l’accès à l’électricité et à l’eau ainsi que la lutte contre le changement climatique.
Raison pour laquelle elle s’est heureuse de prendre part à ces assises en restant convaincue du nombre d’opportunités d’affaires et de coopération qui s’offrent entre les deux pays.
Marie Tumba Nzenza a affirmé que cette coopération solidaire qu’elle souhaité la plus dynamique possible entre la RDC et la République Tunisienne permettra de concrétiser la volonté et la vision des deux Chefs d’ Etat pour amener les deux pays dans un partenariat stratégique mutuellement avantageux.
Elle a assuré que le projet de protocole d’accords déjà examiné et accepté par les experts des deux pays sera soumis à la signature, dans un bref délai, à Tunis ou encore à Kinshasa.
Ces accords permettront de donner l’élan à une coopération gagnant-gagnant au bénéfice des deux peuples, a-t-elle indiqué, avant de rappeler l’excellence des relations qui unissent les deux pays, à l’exemple de la participation du contingent militaire Tunisien, dans le cadre des opérations de maintien de la paix au Congo lors des troubles de l’après indépendance et l’accueil des étudiants congolais qui poursuivent leur cursus universitaire en Tunisie.

Pour sa part, le ministre des Affaires Etrangères Tunisien, Othman Jarandi qui conduisait la délégation de son pays a fait savoir que la mission économique multisectorielle tunisienne visite la RDC, dans le but d’apprendre les succès des congolais dans les secteurs innovants et à forte valeur ajoutée à l’instar, de « La jeune startup », qui a lancé le premier service de mobilité à énergie électrique d’Afrique Central.
« L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique, c’est l’avenir de notre continent qui passe nécessairement par l’adoption d’une vision commune exprimée par le Président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et par le Président de la République Tunisienne, Kaïs Saïed, qui ma chargé de témoigner de cette solidarité interafricaine et de saisir les opportunités que nous devons exploiter pour celer cette fraternité entre les deux pays », a-t-il déclaré, ajoutant que cela dans le but de mettre ensemble les hommes d’affaires, les personnalités politiques ainsi que les entrepreneurs à la promotion et à la croissance bilatéral de deux pays en vue de les accompagner dans leur actions respectives.
La délégation tunisienne étaient composée outre du ministres des Affaires Etrangères, de 55 (femmes et hommes) d’affaires appartenant aux secteurs des NTIC, de l’ingénierie, du Conseil des BTP, de l’industrie, de l’énergie, de l’environnement , de la Santé, du Commerce, de l’Enseignement Supérieur.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
