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RDC: 3 jours de deuil national en hommage au président tanzanien Magufuli
Dans une vidéo diffusée sur la télévision nationale, ce vendredi 19 mars 2021, le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, a décrété trois jours de deuil national à dater du mardi 23 mars jusqu’au jeudi 25 mars pour compatir avec le peuple de la Tanzanie qui vient de perdre son chef de l’Etat en fonction, M. John Magufuli.
Attristé par le décès de son « frère » et homologue de la Tanzanie, le chef de l’État congolais et président de l’Union Africaine, « pris de compassion, présente ses profondes condoléances au peuple frère de la Tanzanie et à la famille biologique de l’illustre disparu ».

Président en exercice de l’Union Africaine, le Président Tshisekedi a rendu hommage à « un solide partenaire qui a fièrement défendu l’indépendance du continent africain ».
John Magufuli, le président de la Tanzanie est décédé le mercredi 17 mars 2021. L’annonce a été faite par la vice présidente à la télévision d’État. « Nous avons perdu notre courageux leader, le président John Magufuli, qui est mort à 18 heures d’une maladie cardiaque », avait déclaré la vice-présidente, Samia Suluhu Hassan, sur les antennes de la télévision nationale dans la soirée du mercredi 17 mars. Elle a annoncé un deuil national de quatorze jours.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
