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PADMPME : signature du contrat de mise en œuvre de la sous-composante chargée de la réforme des textes de lois en faveur de la femme entrepreneure
PADMPME et ONUFEMMES RDC ont signé, ce jeudi 11 mars au siège de l’UCP à Kinshasa, le contrat pour la mise en œuvre de la sous-composante dédiée à la réforme des textes de lois en faveur de l’entrepreneuriat féminin, dans le cadre de ce projet. Alexis Mangala Ngongo, coordonnateur de l’Unité de coordination du PADMPME et Awa Ndiaye Seck, représentante résidente de l’ONUFEMMES en RDC, ont apposé leurs paraphes au bas de l’accord devant les experts des deux institutions, réunis pour la circonstance.

Le mandat confié à ONUFEMMES vise à proposer des réformes des textes de lois discriminatoires à l’égard de la femme. Il s’agira aussi de travailler à la dissémination des textes et lois favorables à la promotion de l’autonomisation économique de la femme.
ONUFEMMES, agence spécialisée des Nations-unies dédiée à la promotion de la femme va renforcer les capacités de l’Unité de Coordination du PADMPME et de ses partenaires d’exécution en matière d’intégration du genre et dans la lutte contre les violences basées sur les différences de genre. Les résultats de ce mandat faciliteront l’amélioration de l’environnement des affaires et la sensibilisation aux textes et lois favorables à l’entrepreneuriat féminin.

Pour rappel, le PADMPME est une initiative du Gouvernement congolais, piloté par le Ministère des Classes Moyennes et PMEA, avec le soutien technique et financier de la Banque mondiale, pour appuyer les initiatives entrepreneuriales des jeunes et des femmes entrepreneurs dans les villes de Kinshasa, Matadi, Goma et Lubumbashi. Il introduit une clause de discrimination positive à l’égard de la femme à qui est réservé d’office 40% de ses financements.
Le contrat avec ONUFEMMES est l’une des dernières de la série pour la mise en œuvre des composantes du PADMPME, après le concours des plans d’affaires confié au consortium Deloitte-KivuEntrepreneurs-I&F Entrepreneuriat, les Centres des PME sous-traité au groupement KPMG-I&F entrepreneuriat-ESP, et les services de développement des PME piloté par l’association momentanée IBF-CongoChallenge-JPCouvreur.
Le Coordonnateur national
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
