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Les USA désignent formellement Musa Seka Baluku leader terroriste affilié à Daech/RDC

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Dans un communiqué rendu public ce 10 mars 2021, le département d’État désigne Daech Iraq et Syrie – république démocratique du Congo (Daech/RDC) et Daech Iraq et Syrie – Mozambique (Daech-Mozambique) en tant qu’organisations terroristes étrangères (FTO) en vertu de l’article 219 de la loi Immigration and Nationality Act, telle que modifiée. Le département [d’État] désigne également Daech-RDC et Daech Mozambique au titre des terroristes mondiaux expressément désignés (SDGT) en vertu du décret présidentiel 13224, ainsi que les dirigeants respectifs de ces organisations, Seka Musa Baluku et Abu Yasir Hassan.

Du fait de ces désignations, entre autres conséquences, tous les biens et intérêts sur les biens des personnes désignées soumis à la juridiction des États-Unis sont bloqués, et il est généralement interdit aux ressortissants américains de participer à des opérations avec celles-ci. Les institutions financières étrangères qui effectuent ou facilitent sciemment toute transaction
significative pour le compte de ces groupes ou personnes s’exposent à des sanctions sur les comptes correspondants ou comptes de passage américains.

Par ailleurs, le Département d’État précise qu’il est criminel de fournir sciemment un soutien matériel ou des ressources à Daech-RDC ou Daech-Mozambique, ou d’essayer de le faire ou de conspirer à cet effet.

Daech a annoncé le lancement de la province de l’État islamique en Afrique centrale (ISCAP) en avril 2019 pour promouvoir la présence d’éléments associés à Daech en Afrique centrale, orientale et australe.

Bien que les médias associés à Daech présentent ISCAP comme une structure unifiée, Daech-RDC et Daech-Mozambique sont des groupes distincts dont les origines sont distinctes.

Daech-RDC, que l’on appelle également les Forces démocratiques alliées (ADF)
et Madina a Tauheed Wau Mujahedeen, entre autres noms, est responsable de nombreuses
attaques dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri dans l’est de la RDC. Sous la direction de
Seka Musa Baluku, Daech-RDC est connu dans cette région pour ses violences brutales à
l’encontre de citoyens congolais et des forces militaires régionales, et ses attentats ont fait plus de 849 victimes civiles en 2020, selon un rapport des Nations unies sur l’ADF.

L’ADF avait préalablement été sanctionnée par le département du Trésor des États-Unis et les Nations unies, dans le cadre du régime de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies en RDC, en 2014, pour ses violences et ses atrocités. Le département du Trésor des États-Unis a également
sanctionné en 2019 six membres de l’ADF, dont son dirigeant Seka Musa Baluku, dans le cadre du programme de sanctions Global Magnitski pour leur rôle dans de graves violations des droits de l’homme, et Baluku a fait l’objet de sanctions ultérieures des Nations unies, début 2020, dans
le cadre du programme de sanctions en RDC.

Daech-Mozambique, également connu sous le nom d’Ansar al-Sunna (et localement sous celui
d’al-Shabaab au Mozambique), entre autres noms, aurait prêté allégeance à Daech dès avril 2018 et a été reconnu par le noyau de Daech en tant qu’affilié en août 2019. Depuis octobre 2017, Daech-Mozambique, sous la direction d’Abu Yasir Hassan, aurait tué près de 1 200 civils, et on
estime que plus de 2 300 civils, membres des forces de sécurité et militants présumés de Daech Mozambique ont été tués depuis que le groupe terroriste a lancé son insurrection extrémiste
violente. Le groupe a orchestré une série d’attaques à grande échelle et sophistiquées qui ont
abouti à la capture du port stratégique de Mocimboa da Praia, dans la province de Cabo Delgado.

Les attaques de Daech au Mozambique ont également contribué au déplacement de plus de 670000 personnes dans le nord du Mozambique.

Les désignations d’aujourd’hui informent le public américain et la communauté internationale que ces groupes ont commis ou risquent fortement de commettre des actes de terrorisme, et ils en
identifient les dirigeants. Les désignations en tant que terroristes exposent et isolent les personnes physiques et morales, et leur interdisent l’accès au système financier américain. Elles peuvent également faciliter les activités de maintien de l’ordre des agences américaines et
d’autres gouvernements.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”

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Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.

À travers une communication accordée à congoprofond.net⁠ à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain

Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.

Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».

La diplomatie des langues africaines

Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.

Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.

Entre spiritualité et diplomatie

À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.

Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.

Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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