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APROMEN: des acteurs de la Société civile à l’école de la Normalisation et de la Métrologie

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C’est ce vendredi 26 février que va se clôturer les journées d’information et de sensibilisation sur « les enjeux de la normalisation et de la métrologie en RDC » initiées par l’Association pour la promotion de la métrologie et la Normalisation (APROMEN Asbl/ONGD) en faveur d’une cinquantaine de jeunes et femmes du secteur privé de la société civile.

Ouvertes le jeudi 25 février dernier, ces activités ont pour but d’amener les participants « à connaitre l’importance de la normalisation et de la métrologie pour mieux s’engager en faveur de la pratique correcte dans notre pays ».

Occasion pour Bertin Ntumba,  président d’APROMEN ASBL d’expliquer que la normalisation et la métrologie « sont deux outils stratégiques devant permettre notamment de faciliter la connaissance et le transfert des technologies, assurer la gestion efficace des mesures ressources et éviter le gaspillage, assurer la protection des consommateurs et de l’environnement… ».

Constatant un certain dynamisme chez les femmes et les jeunes congolais, Bertin Ntumba a souligné qu’il leur faut « la dimension norme pour qu’ils aillent de l’avant ».

Lors du premier module, l’intervenant a fait comprendre aux participants que « tous les domaines d’activité peuvent être objet de normes ». D’après ISO et la CEI, a rapporté Bertin Ntumba, « la norme est document technique élaboré par l’ensemble d’intervenants à un sujet ». Dans la foulée, les jeunes et les femmes oeuvrant dans différentes structures sélectionnés par l’APROMEN ont appris les principes de base d’élaboration d’une norme, la place des normes parmi les textes qui régissent la société, les indicatifs d’une bonne organisation de la normalisation dans un pays…

Spécifiquement pour la RDC, le président de l’APROMEN a laissé entendre que le Congo-Kinshasa compte seulement 1.036 normes.

« La situation actuelle en RDC caractérisée notamment par la législation actuelle lacunaire au regard des recommandations des instances régionales et internationales compétentes », a déclaré le sensibilisateur.

Il s’est inquiet de constater qu’une proposition de loi sur la normalisation et la métrologie adoptée au Sénat est en souffrance à l’Assemblée nationale depuis 2014.

S’agissant de la métrologie, qui est la science et la pratique de la mesure, les participants à ces journées de sensibilisation se sont également prononcés sur la situation en RDC. Ils ont ainsi appelé les décideurs congolais « à se doter d’un système métrologique national efficace qui devra lui permettre d’acquérir certaines avantages ». Parmi lesquels la facilitation et l’intégration nationale, régionale et internationale, l’assurance de l’équité dans les différentes transactions locales, l’amélioration de la qualité de la formation technique et le transfert des technologies. Mais aussi l’assurance de la qualité dans la production industrielle, la valorisation des produits locaux en vue de leur compétitivité sur le marché local et international.

Les participants retenus pour ces journées d’information et de sensibilisation, ont été ciblés pour être le porte-parole dans leurs structures. Ainsi, des recommandations seront proposées aux décideurs et bailleurs à la fin desdites journées prévue pour le vendredi 26 février.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”

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Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.

À travers une communication accordée à congoprofond.net⁠ à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain

Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.

Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».

La diplomatie des langues africaines

Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.

Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.

Entre spiritualité et diplomatie

À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.

Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.

Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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