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Le procès contre Matata Ponyo ouvert mercredi au TGI/Gombe
La première audience de l’affaire opposant Augustin Matata Ponyo, ancien Premier Ministre, ainsi que la fondation Mapon, à un certain Makosso, s’est ouvert hier mercredi 24 février 2021 au Tribunal de Grande Instance de Gombe. Ce dernier s’est déclaré saisi et a renvoyé l’affaire à un mois.
Les deux parties étaient représentées par leurs avocats respectifs.
Jusque-là, l’on ne connait pas encore les raisons pour lesquelles l’ex-Premier ministre a été assigné en justice car l’objet de la plainte n’est pas encore révélé.
Il est quand-même important de souligner qu’il s’agit d’une affaire à caractère civil et non pénal.
L’on peut ainsi penser que Matata ponyo a été assigné en justice pour répondre à une action visant à obtenir soit réparation, soit restitution, soit encore annulation.
Pour l’instant, le débat se situe encore au niveau de la procédure. Le tribunal n’a pas encore attaqué le fond du dossier pour départager les deux parties.
Les discussions, au cours de l’audience d’hier, ont essentiellement tourné autour des préalables liées à la saisine du tribunal. C’est après cette étape que le tribunal a renvoyé l’affaire, après s’être déclaré saisi, afin de permettre aux deux parties de prendre connaissance des pièces versées au dossier.
Alors que certaines langues parlent d’une convocation en lien avec le récent rapport de l’Inspection générale des finances au sujet l’échec du projet Bukanga Lonzo, d’autres indiscrétions laissent penser à un conflit entre la Fondation Matata et l’architecte ayant réalisé les travaux de construction de l’Université Mapon. Il s’agit d’une université de haute technologie située à Kindu, dans la province du Maniema en République Démocratique du Congo. Elle a été fondée en 2016, à l’initiative de l’ex-Premier ministre, Matata Ponyo, dont elle porte le nom.
La prochaine audience éclairera certainement la lanterne de l’opinion publique sur le motif pour lequel l’ex Premier ministre, actuellement sénateur, est trainé en justice.
Perside Diawaku/LE PHARE
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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
