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Ambassadeur Luca Attanasio : le film de l’assassinat
L’ambassadeur de 43 ans, originaire de Limbiate (Monza et Brianza), marié et père de trois filles, et le carabinier de 30 ans, de Sonnino (Latina), voyageaient à bord d’une voiture dans un convoi de la Monusco, la mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo. Il y a aussi une troisième victime: Mustapha Milambo, le chauffeur, comme l’a confirmé le président de la République Sergio Mattarella dans une note publiée par le Quirinale.
Attanasio a été abattu
L’attaque, menée avec des armes légères, aurait été une tentative d’enlèvement. Des sources policières locales ont précisé que l’ambassadeur Attanasio et le carabinier Iacovacci avaient été capturés et emmenés dans une forêt après que le commando eut tué leur chauffeur.
Le convoi a été attaqué par au moins 6 personnes; lorsque la police est arrivée (un commandement est à quelques centaines de mètres) une fusillade est née dans laquelle les deux otages ont été tués.
Cependant, la paternité de l’attaque n’est pas encore claire: l’hypothèse qui prévaut est que le Front de libération du Rwanda est responsable. L’hypothèse alternative est que ce sont des éléments de la pègre commune qui ont agi, par exemple des passeurs qui sont depuis longtemps en guerre avec les gardes forestiers du parc des Virunga.
Dans l’est du Congo, cependant, de nombreux groupes armés mènent des actions de ce type.
La cible du convoi de l’attaque, comme mentionné, faisait partie de la mission Monusco des Nations Unies; c’est un travail de maintien de la paix qui intervient au Congo depuis juillet 2010 et qui implique plus de 12 000 soldats d’une vingtaine de pays (la plupart des troupes viennent d’Inde et du Pakistan). Depuis le début de la mission, 93 de ses membres ont été tués, témoignant du danger du territoire dans lequel il est appelé à agir. La police congolaise a déclaré avoir été surprise par l’incident et a déclaré qu’elle n’avait pas été informée de la visite de l’ambassadeur d’Italie dans la zone du parc national des Virunga. Le général de la police nationale Abba Van a déclaré ceci à l’agence Dpa: « L’armée et la police n’étaient pas au courant de cette décision ». La délégation de Goma s’est rendue à Rutshuru, près du parc, qui abrite un programme scolaire du PAM (Programme alimentaire mondial).
Une délégation des Carabinieri del Ros arrivera à Kinshasa dans les prochaines heures, envoyée par le parquet de Rome.
Le ministre des Affaires étrangères italien, Luigi Di Maio, qui revient tôt de Bruxelles après avoir appris ce qui s’est passé, a exprimé «une immense douleur. Les circonstances de cette attaque brutale ne sont pas encore connues et aucun effort ne sera épargné pour faire la lumière sur ce qui s’est passé. Nous avons déjà pris des mesures pour ramener les corps. Le Premier ministre Draghi et le gouvernement « s’accrochent aux membres de la famille, aux collègues de la Farnesina et des Carabinieri. Le Premier ministre suit avec la plus grande attention les développements en coordination avec le ministère des Affaires étrangères », lit-on dans la note du Palazzo Chigi.
À la Une
ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
