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Kasaï: une délégation conjointe MONUSCO, ambassades Suède et Royaume-Uni en mission de 5 jours dans la région

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Une délégation conjointe de la MONUSCO, des ambassades de Suède et du Royaume-Uni a entamé une mission de cinq jours à Kananga et Tshikapa dans le cadre de la transition de la MONUSCO vers les Agences et Fonds des Nations Unies dans la région du Kasaï.

A son arrivée, la délégation a rencontré des représentants des sections organiques de la MONUSCO; le gouverneur par intérim du Kasaï Central et le ministre provincial du Plan ; ainsi que les chefs des bureaux de l’équipe de pays des Nations Unies (UNCT) du PNUD et de l’UNICEF.

La délégation rencontrera en outre les différents partenaires de l’équipe de pays des Nations Unies dans la région du Kasaï et visitera les projets financés par le Fonds de consolidation de la paix (PBF) ainsi que d’autres projets à Kananga et Tshikapa.

Le 12 février, la MONUSCO a dirigé une mission conjointe d’évaluation (JAM) avec le gouverneur de la province du Kasaï à Batwa Kadimba (270 km au nord-est de Tshikapa, à environ 175 km au nord de Kananga dans le territoire de Mweka dans la province du Kasaï) pour évaluer les incidents signalés le 15 janvier, lorsqu’un groupe armé autoproclamé a attaqué et tué cinq éléments de la PNC.

 

 

Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”

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Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.

À travers une communication accordée à congoprofond.net⁠ à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain

Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.

Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».

La diplomatie des langues africaines

Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.

Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.

Entre spiritualité et diplomatie

À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.

Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.

Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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