À la Une
Kwango : le Renovac conteste le remaniement et accuse Peti-Peti de discrimination et de segregationnisme
Les députés provinciaux du Kwango membres du parti politique Renovac (Rénovateurs du Congo) que dirige le professeur Romains Mavudila, contestent le dernier remaniement du gouvernement provincial opéré par le gouverneur Jean-Marie Peti-Peti Tamata. Ils se plaignent de la non prise en compte de leur parti politique dans le cadre de la formation de l’équipe gouvernementale à l’issue du remaniement intervenu le 31 janvier dernier.
Dans leur déclaration politique faite dimanche 07 février dernier, les députés du Renovac fustigent l’attitude du gouverneur Jean-Marie Peti-Peti envers leur parti politique.
Les signataires de la déclaration accusent le gouverneur JM Peti Peti de vouloir régler des comptes et d’avoir tenu « des propos premeditatifs, discriminatoires, ségrégationnistes et peu rassembleurs contre le Renovac et ses hauts cadres depuis sa réhabilitation à la tête de la province ».
Pour ces députés, JM Peti-Peti matérialise sa cabale d’anéantir le Renovac. « […] le gouverneur remanie son gouvernement en excluant Renovac du chapitre, en dépit de son poids politique à l’Assemblée ».
Le Renovac a aussi rappelé que « la quotité des partis politiques au gouvernement doit se faire au prorata des partis politiques à l’Assemblée ». Et que c’est cette réalité qui a milité à l’élection du ticket Peti-Peti/Kangulumba comme gouverneur et vice-gouverneur.
Ainsi, le Renovac dit s’insurger contre l’attitude et le comportement du gouverneur du Kwango, qu’il qualifie de « conflictogene ». Comme solution pour éviter la crise, les députés du Renovac exigent au gouverneur Peti-peti de rétablir leur parti dans ses droits en lui remettant ses deux ministères (santé et environnement, NDLR).
Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Beni sous le choc : 7 membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangese, tués dans une attaque attribuée aux ADF
La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins 7 civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026, au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté plusieurs personnes à l’arme blanche avant de poursuivre leur assaut dans d’autres parties de Ngadi », a confié un jeune résident du quartier.
Après cette première attaque, les hommes armés auraient étendu leur incursion à d’autres zones de Ngadi. Outre les six victimes dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et conduits vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.
La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des figures les plus populaires de la région. Son décès a suscité une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent une nouvelle fois la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.
Cette attaque remet en lumière les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
