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Affaire Chebeya : 117 ONG exigent l’arrestation immédiate des généraux Numbi et Djadjidja !

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L’arrestation immédiate des généraux John Numbi et Zelwa Katanga alias Djadjidja a été formellement exigée par 117 organisations non gouvernementales de défense des droits humains (ONGDH) et des mouvements citoyens, ce mercredi 10 février 2021, au siège de l’Asbl Femme et Enfant à la Gombe. C’était lors de la conférence de presse que ces organisations et la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) ont organisé pour appuyer les nouvelles révélations et témoignages accablants des policiers ayant participé, le 01 juin 2010, à l’assassinat dans les installations de l’Inspection générale de la Police nationale congolaise, des défenseurs des droits humains Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi, respectivement ancien directeur exécutif et chauffeur chargé de dispatching de la VSV. Ces organisations ont exigé à la même occasion, la sécurisation aussi bien des témoins que des concessions de ces deux généraux où est censé être enfoui le corps de Fidèle Bazana.

Prenant la parole au début de cette manifestation, Rostin Manketa, directeur exécutif de la VSV a lu le communiqué conjoint engageant les 117 ongs et revendiquant aussi la réouverture rapide du procès de l’assassinat de deux défenseurs de droits humains pour lutter contre l’enracinement de l’impunité des auteurs des crimes dans notre pays. Pour Jonas Tshiombela, coordonnateur national de l’ONG/NSCC, plusieurs actions – marches, contacts des certaines autorités, etc… – seront envisagées pour faire pression et obtenir la réouverture du procès passé dont tout le monde sait qu’il n’a pas rendu la justice réclamée par les familles tant biologique que professionnelle de deux victimes. Prenant aussi la parole, Me Jean-Marie Kabengele, avocat ayant assisté la partie civile lors dudit procès, a signalé que dans les circonstances actuelles, il n’y a que l’auditorat militaire qui soit à même de recommencer ce procès, conformément à la loi en la matière. Une nouvelle plainte n’aurait aucun effet.

RSK/LE PHARE

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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF

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Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.

Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC

L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.

Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.

Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.

Zoom sur Marianne Mujing Yav

Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.

Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.

Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.

Un symbole fort pour les femmes des médias

L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.

Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.

En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.

Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.

Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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