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Sénat : une nouvelle pétition déposée contre Samy Badibanga!
Le sénateur Samy Badibanga, seul rescapé du bureau Thambwe Mwamba, est de nouveau visé par une pétition. Sa collègue Victorine Lwese Bakwamoyo, membre du bureau d’âge, l’a déposée ce mardi 09 février 2021 au bureau du Sénat.
« Nous avons l’honneur de venir par la présente sur pied des articles 27 de la constitution alinéa 5 et 28 alinéa 2 à 5 du règlement intérieur du sénat, déposer cette pétition en vue de demander votre déchéance par l’assemblée plénière du sénat de votre fonction de premier vice-président du Sénat », lit-on dans cette correspondance parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET.
Il appartiendra à l’assemblée plénière de décider si Samy Badibanga Ntita sera maintenu ou évincé au poste de premier vice-président du sénat à la suite de cette deuxième tentative.
Pour rappel, les membres du bureau du Sénat étaient visés par une série de pétitions. Conscients de la perte de la majorité au sein de cette chambre législative, Thambwe Mwamba et d’autres membres du bureau, avaient jugé bon de démissionner quelques heures avant la plénière tenue le vendredi 5 février dernier.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
