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RDC : Christian N’sengi Biembe, le bénévole à la tête des Léopards
Sélectionneur de l’équipe nationale seniors (A), mais aussi Directeur Technique Nationale , Christian N’sengi Biembe accuse 17 mois d’arriérés de salaire pour ses fonctions à la Direction Technique Nationale, mais également sans contrat, son staff et lui, au niveau de l’équipe nationale senior.
Au cours d’une interview avec la journaliste Mireille Kabala, depuis la Belgique, le sélectionneur affirme d’abord se concentrer sur les deux matchs restants des Léopards pour les éliminatoires de la CAN 2021. Il estime que le contrat viendra au moment opportun. « Cela ne doit pas scandaliser, ça arrive ! Mais je sais que les choses vont se faire le plus rapidement possible. Je crois que le contrat viendra. Mon premier contrat est sur le terrain. Le second c’est l’affaire de la FECOFA et de l’Etat congolais. C’est tout a fait normal de se soucier de mon contrat. J’aime pas parler argent, mais je pense que je voulais un peu avoir une autre manière de communiquer », a-t-il expliqué.

Avant de poursuivre : « la seule chose qu’il faudra faire c’est de réussir les deux matchs qui arrivent. Après, ce qui se passera en coulisses avec mes employeurs sera connu dans le meilleur délai. ça prends du temps puisque nous sommes dans une situation économiquement compliquée. Les choses vont lentement et nous subissons les conséquences.Mais je pense que les choses vont se remettre à l’ordre, le principal objectif de mon staff c’est de gagner les deux matchs , après on ferra les comptes », a-t-il conclu.
Notons que ce staff technique des Léopards A , composé de Christian N’sengi Biembe, Christopher Oualembo, Guy Bukasa, Zahera… a été nommé depuis août 2019. Comme bilan, il a qualifié les Léopards au championnat d’Afrique des nations (CHAN ) Cameroun 2020 avant de céder la place à Florent Ibenge.
N’sengi et ses pairs sont également sur les points de qualifier la RDC à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.
Pour rappel, les Léopards sont engagés aux éliminatoires de la CAN 2021, et il leur reste deux rencontres pour arracher la qualification. Il s’agit du match face au Gabon le 22 mars prochain et à la Gambie le 30 mars à Kinshasa. Avec 6 points déjà dans ce groupe D, l’équipe de N’sengi Biembe aura seulement besoin d’un match nul et d’une victoire pour se qualifier.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
