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OR: Covid-19 n’a pas fait reculer Kibali/Barrick Gold en RDC
La société commune Kibali, gérée par Barrick Gold en RDC, a produit 808,134 onces d’or en 2020, atteignant ainsi le haut de gamme des prévisions de production pour l’année.
Cette performance est due à son exploitation souterraine dont la production en minerai a atteint un niveau mensuelle et trimestrielle record en décembre et au quatrième trimestre 2020. Kibali est un leader mondial de l’exploitation minière souterraine automatisée, grâce à des systèmes qui permettent à plusieurs machines autonomes de fonctionner sur les mêmes niveaux de transport et de production, et fournissent une visibilité en temps réel de toutes les opérations ainsi qu’un contrôle automatisé des ventilateurs d’aération. Une technologie de pointe est également exploitée dans les autres services de Kibali et la mise en service réussie d’un analyseur de taille de particules en ligne permettra d’optimiser le broyage fin sur ses broyeurs ultrafins (UFG).

Depuis sa mise en service, Kibali a constamment réduit ses émissions de carbone grâce à ses trois centrales hydroélectriques et, la mise en place d’une surveillance de maintenance prédictive dans ces centrales permettra encore de réduire les temps d’arrêt. Son nouveau système de soutien de l’énergie réactive basé sur des batteries a davantage réduit la dépendance de la mine à l’égard de l’énergie thermique de secours.
Parallèlement, Kibali a continué à se concentrer sur l’exploration et la conversion des ressources, et semble prête à remplacer une fois de plus les onces épuisées par l’exploitation minière, prolongeant ainsi la durée de vie de la mine. Le développement de l’accès au gisement de Sessenge ayant été achevé plus tôt que prévu, son exploitation à ciel ouvert est prévue pour une année de production confortable. Une solide composante à ciel ouvert a été incluse dans le plan de la mine et apportera une flexibilité de traitement supplémentaire à l’usine au cours des 10 prochaines années.

Kibali a conservé ses accréditations ISO 45001 et ISO 14001 en matière de sécurité et d’environnement. Les protocoles de prévention efficace du Covid-19 restent également en place. Ayant fait don en équipements au Gouvernement de la RDC, d’une valeur de plus de $2 millions, pour soutenir la campagne nationale contre la pandémie, Kibali travaille présentement avec l’Institut Nationale de Recherche Biomédicale pour former le personnel médical à diagnostiquer la maladie.
Le Président et directeur général de Barrick, Mark Bristow, a déclaré que la réponse à la pandémie avait une fois de plus démontré la valeur de l’entreprise en tant que partenaire des pays et communautés hôtes.

« Tout en protégeant notre population et notre entreprise de l’impact de Covid-19, nous avons continué à investir dans des projets d’amélioration des conditions de vies des communautés, des programmes de développement des compétences, afin de former davantage de cadres et techniciens congolais, ainsi que dans la mise en œuvre de la deuxième phase de la construction de la route en béton Watsa/Durba. La politique de Kibali consistant à soutenir et à encadrer les entrepreneurs et fournisseurs locaux a créé un nouveau pôle économique dans cette région reculée. L’année dernière, nous avons dépensé plus de $200 millions avec les entreprises locales pour des services tels que le génie civil, les travaux routiers, l’entretien des usines, le camionnage et la restauration, » a-t-il déclaré.
Au cours des dix dernières années, Kibali a injecté $3.4 milliards dans l’économie congolaise sous forme de taxes, de permis, d’infrastructures, de salaires et de paiements aux fournisseurs locaux.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
