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Fizi : l’Association des fournisseurs de bétail flirte avec un groupe armé
L’Association des fournisseurs de gros et petit bétails (Afgpb) dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu a été soupçonnée de faire partie du groupe armé Bishasha Bishambuke opérant dans le haut plateau de Fizi et qui est conflit armé avec le groupe du colonel déserteur Makanika.
Cette Association a été suspendue de toutes ses activités par le comité local du conseil de sécurité quelque jours après une correspondance d’annonce en novembre 2020 de l’installation officiel du groupe armé Bishasha Bishambuke dans le cinquième secteur du territoire de Fizi. Ladite correspondance écrite par le président de l’Afpgb, un certain Nakage, fut adressée au comité local du conseil national de sécurité.
Des sources fiables ayant requis l’anonymat au regard de cette situation ont affirmé que les services de sécurité se sont impliqués dans la traque des membres de ce groupe armé. Et une soixantaine de personnes ont été arrêtées, affirme l’un de membre de la Société civile du secteur de Ngandja dans le territoire de Fizi.
Selon des investigations, indique-t-on, le président Nakage de l’Afgpb est complice du mouvement Bishasha Bishambuke. Et il est actuellement introuvable. D’après les enquêtes en cours sur ce dossier, certains membres de l’Afpgb n’étaient pas au courant de ce lien entre leur président et le groupe armé. Et le comité local du Conseil national de sécurité a ordonné la reprise des activités de l’Association qui étaient suspendues depuis le 27novembre 2020. Et plusieurs membres arrêtés ont été relaxés en début de semaine. Le Comité local de Conseil national de sécurité a demandé aux membres de l’Association de choisir un nouveau président. Et Byage Na Monde a donc été désigné nouveau président, en remplacement de Nakage.
Se confiant à la presse, Emmanuel Magula Malu Malu, l’un des membres de l’Afgpb arrêté pendant 10 jours et libéré le 24 janvier 2021, a demandé aux autorités compétentes d’effectuer des descentes pour plus d’investigations, se déclarant innocent dans ce dossier.
Il sied de noter que Misisi est une localité située à l’extrême sud du territoire de Fizi, dans l’Est de la Republique démocratique du Congo. Dans cette partie du pays, des groupes armés s’affrontent à multiples reprises
Gabriel Yamumba/CONGOPROFOND.NET
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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale
Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.
Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango.

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques
Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.
Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.
L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.
La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale
Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.
Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.
BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement
Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.
Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.
Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
