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La présidente Sahle-Work Zewde à Kinshasa pour des consultations bilatérale RDC/Éthiopie
Mme Salhe-Work Zewde, présidente de la République démocratique et fédérale d’Éthiopie est arrivée ce mardi à Kinshasa pour des consultations bilatérale et régionale avec le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Elle a été accueillie à sa descente d’avion à l’aéroport international de Ndjili par la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, accompagnée de l’ambassadrice de l’Ethiopie en RDC, et de l’ambassadeur de la RDC en Ethiopie, Ngandu-Ilunga.

Répondant à une question de la presse, Mme Salhe-Work Zewde a réagi en ces termes : » Le République démocratique du Congo est un deuxième pays pour moi. Je connais ce pays depuis presque trois décennies; donc c’est un retour chez soi. Je suis venue voir mon jeune frère pour pouvoir discuter des sujets d’intérêt commun, bilatéral et régional. Donc ce sont des consultations que nous faisons régulièrement. C’est avec un grand plaisir que je me trouve ici. Merci mingi ».

Zoom sur Sahle-Work Zewde
Née le 21 février 1950 à Addis-Abeba,Sahle-Work Zewde s’est révélée comme une diplomate chevronnée.
Femme d’État, présidente de la République depuis le 25 octobre 2018, elle est la première femme à exercer cette fonction en Éthiopie.
Elle est née le 21 février 1950 à Addis-Abeba. Elle est l’aînée de quatre filles.
Elle étudie au lycée franco-éthiopien Guébré-Mariam, puis part en France à l’âge de dix-sept ans. Elle est diplômée en sciences naturelles à l’université de Montpellier, et parle couramment amharique, anglais et français.

Carrière diplomatique
Elle est ambassadrice au Sénégal de 1989 à 1993, également accréditée auprès du Mali, du Cap-Vert, de la Guinée-Bissau, de la Gambie et de la Guinée.
De 1993 à 2002, elle est ambassadrice à Djibouti, et représente l’Éthiopie à l’autorité intergouvernementale pour le développement.
Elle est ambassadrice en France de 2002 à 2006, également accréditée auprès de la Tunisie et du Maroc et représentante permanente auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).
De juin 2009 à mars 2011, elle est représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies et chef du bureau intégré des Nations unies en République centrafricaine.

Elle est nommée directrice générale de l’Office des Nations unies à Nairobi le 11 mars 2011.
Elle est ensuite représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies auprès de l’Union africaine à partir du 28 juin 2018. Elle succède ainsi à Haile Menkerios.
Elle est élue présidente de la République à l’unanimité des voix lors de l’élection présidentielle du 25 octobre 2018, à la suite de la démission de Mulatu Teshome. C’est la première femme élue à ce poste, et, au moment de son élection, la seule femme chef d’État sur le continent africain.
Elle est mère de deux garçons.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
