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La nouvelle administration Biden offre des opportunités pour élargir la coopération avec la RDC (Tribune de Mike Hammer, Ambassadeur)

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Le 20 janvier, le monde a été témoin de la démocratie américaine à l’action lors de l’investiture du président Joe Biden et de la vice-présidente Kamala Harris, la première femme et la première américaine noire et sud-asiatique à occuper ces hautes fonctions. En fait, les personnes que le président Biden a nommées à des postes gouvernementaux, y compris la première Amérindienne, reflète une diversité sans précédent dans l’histoire des États-Unis. Le président Biden s’est mis au travail immédiatement, en réintègrant les États-Unis dans l’Accord de Paris, reflètant de ce fait sa priorité claire de se joindre à la communauté internationale pour lutter contre la menace partagée,existentielle et mondiale du changement climatique. Ceci représente une opportunité pour les
États-Unis et la RDC d’approfondir leur Partenariat privilégié pour la paix et la prospérité (#PP4PP) en collaborant au sujet de la protection de l’environnement, spécifiquement en ce qui concerne le bassin du Congo, qui est le deuxième « poumon » du monde et qui est d’une importance cruciale pour l’humanité. Les Congolais dépendent des forêts en bonne santé pour se
nourrir, pour s’abriter, pour le carburant et pour leurs moyens de subsistance; les forêts régulent
aussi le climat régional et assurent un approvisionnement en eau potable. Le président Tshisekedi et moi avons déjà discuté de la façon dont nos deux pays peuvent travailler ensemble pour
protéger la forêt vierge congolaise en faveur des Congolais et du monde entier.

Au cours des visites que j’ai effectuées aux parcs nationaux de Virunga, de Kahuzi-Biega et de la Garamba ainsi qu’à la Réserve de faune à okapis, j’ai observé comment ceux qui protègent les trésors naturels et les habitats précieux de la RDC luttent face aux groupes armés brutaux et aux
activités économiques illégales dans les domaines des mines, de l’exploitation forestière, de la
pêche et les domaines tels que la contrebande et le trafic d’espèces sauvages. Ces activités
criminelles privent les populations autochtones et locales des ressources naturelles dont ils dépendent.

Le Département d’État a récemment annoncé qu’il tiendrait les trafiquants d’espèces sauvages et de bois illégaux pour responsables en imposant des sanctions en matière de visas.
Notre équipe de l’ambassade, avec l’aide du FBI et en collaboration avec l’ICCN, travaille d’arrache-pied pour dénoncer les réseaux corrompus existants qui oeuvrent en RDC. Nous
sommes aussi fiers de soutenir le travail des gardes du parc national de Virunga et nous avons été profondément attristés par les meurtres de six de ces héros le 10 janvier. Sous le leadership de l’envoyé spécial du Président pour le climat, l’ancien secrétaire d’État John Kerry, les États-Unis travailleront avec les partenaires internationaux pour faire de la Conférence des parties sur le
changement climatique des Nations Unies (COP 26) une réussite. Des mesures audacieuses sont exigées si nous voulons vaincre les dangers posés par le changement climatique et préserver
l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants.

Au cours de la première journée de son mandat, le président Biden s’est aussi réengagé à travailler avec l’Organisation mondiale de la santé, qui a été un partenaire important dans lutte contre des maladies telles qu’Ebola, la COVID-19, la malaria, la rougeole, la polio, le choléra, la
variole et la fièvre jaune en RDC. Sous la direction du professeur Jean-Jacques Muyembe, nos Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et l’Agence américaine pour le développement international (USAID) ont aidé à mettre fin aux deux épidémies d’Ebola les plus récentes du Congo dans l’est et dans la province de l’Équateur.

Aujourd’hui, nous sommes
focalisés sur la fourniture d’assistance pour lutter contre le coronavirus et les États-Unis ont déjà
fourni plus de $30 millions pour soutenir cet effort. Par ailleurs, en tant que pourvoyeur le plus
important d’aide liée à la santé, les experts de la santé de notre ambassade ont hâte de travailler
étroitement avec le ministère de la santé et l’OMS pour sauver des vies congolaises.

Le 6 janvier, la démocratie des États-Unis a été secouée par les insurgés qui ont pris d’assaut le Capitole à Washington. C’était un rappel cinglant que toute démocratie est fragile et doit être entretenue chaque jour. Comme notre poète de 22 ans Amanda Gorman l’a si bien décrit lors de l’investiture présidentielle: « D’une manière ou d’une autre, nous avons surmonté et été les
témoins d’une nation qui n’est pas brisée, mais simplement inachevée ». En tant qu’ Américains nous reconnaissons que notre démocratie n’est pas parfaite, mais nous continuons de lutter pour l’améliorer, la rendre plus juste, plus égalitaire et pour soutenir ceux qui sont engagés dans la
même quête. L’appel du président Biden à un renouvellement des principes démocratiques signifie que les États-Unis sont prêts à prendre l’initiative à l’égard des questions importantes
pour protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales telles que la liberté d’expression, la liberté de presse et le droit de manifester pacifiquement. Dans cet esprit, nous
continuerons de travailler avec les autorités congolaises, la société civile, les activistes, les
confessions religieuses, la jeunesse et les citoyens intéressés pour induire un changement qui fortifie la bonne gouvernance, lutte contre la corruption, mette fin à l’impunité, fasse progresser la paix, promeuve l’égalité des sexes et produise de meilleures élections en 2023 qui soient
transparentes, libres et équitables. Nous chercherons aussi à accroître les liens commerciaux et les investissements américains qui contribuent à la prospérité économique, notamment par l’entremise de la réintégration récente de la RDC dans la Loi sur la croissance et les perspectives économiques de l’Afrique (AGOA). L’équipe de notre ambassade travaille déjà en coordination
avec le gouvernement congolais et la Chambre américaine de commerce à Kinshasa pour informer et guider les entreprises congolaises afin qu’elles puissent profiter pleinement de
l’AGOA.

Ces priorités guident ma mission continue en RDC; elles sont le fondement de notre partenaire
privilégié. Un partenariat fondé sur le respect mutuel et qui nous permet de parler directement et
publiquement quand des problèmes doivent être abordés. Veuillez partager vos idées avec moi et continuons notre conversation sur la meilleure façon de travailler ensemble pour faire avancer
nos objectifs communs quand vous me rencontrez lors des mes voyages à travers votre beau pays
ou en me contactant sur Twitter à @USAmbDRC.

En travaillant ensemble, la RDC et les États-Unis peuvent changer les choses de manière significative. Faisons de 2021 une grande année -Bonana!

L’ambassadeur Michael (Mike) A. Hammer a été confirmé dans ses fonctions d’ambassadeur des États-Unis auprès de la République démocratique du Congo le 6 septembre 2018.

MIKE HAMMER, Ambassadeur des USA en RDC

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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI

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Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays

La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.

Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.

Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.

Le ministère des Finances en première ligne

Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.

Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.

Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.

Une surveillance numérique renforcée

Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.

Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.

Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.

Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.

Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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