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RDC: la DYNAC s’active dans la recherche de la cohésion sociale et l’unité nationale
La Dynamique communautaire pour la cohésion et le développement, une structure réunissant à son sein plus de 500 organisations de la Société civile, sensibilise différentes couches de la population sur le cohésion sociale et le vivre ensemble au sein de la communauté congolaise.
Lancée depuis la province du Nord-Kivu, elle active ses batteries pour la cohésion sociale et l’unité nationale en RDC.
« Le Cadre de concertation de la société civile et la Dynamique communautaire pour la cohésion sociale et le développement, ont décidé de lancer cette campagne afin de revenir sur les fondations de la cohésion, de rappeler aux uns et aux autres leurs rôles, de les responsabiliser aux besoins de cette cohésion qui est le soubassement du développement durable », a dit Nicolas Kyalangalilwa, coordonnateur national de la DYNAC-RD, une structure mise en place pour des solutions tant politiques que sociales.
« La dynamique est née de ce contexte que 62 ans plus tard, nous avons des problèmes de cohésion et comme vous le savez, s’il n’y a pas de cohésion nationale, il n’y a pas de développement », renchérit Nicolas Kyalangalilwa.
Des organisations féminines adhérent déjà à l’idée de la cohésion
« Le fait d’avoir associé la femme, est une grande avancée et a une grande importance. Pour ce qui concerne la cohésion nationale, si elle parvient à mettre sa contribution pour ce qu’on veut faire, ce qu’on veut avoir, comme cohésion, unité et solidarité entre les organisations de la société est d’une importance capitale », indique Grâce Maroy Mwanamke Kesho.
Les communautés joueront un rôle majeur dans l’unité nationale.
« Si aujourd’hui, nous devons avoir un changement d’approche pour que la province du Sud-Kivu puisse arriver à son développement, c’est une action que nous encourageons. Le Barza intercommunautaire est prêt à travailler », se réjouit Musole Maharaza, Barza coordonnateur du Barza intercommunautaire.
Déjà des responsables des communautés et membres de la société civile ont rejoint le processus de la cohésion sociale et l’unité nationale après leur sensibilisation.
« Nous allons obtenir des engagements à demeurer un État, un peuple avec intérêt commun parce qu’il nous faut de l’unité nationale », motive Patient Bashombe, président du cadre de concertation de la société civile en RDC.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
