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Nouvelle majorité parlementaire : l’informateur Bahati démarre officiellement son travail ce mercredi
Face à la presse ce mardi 19 janvier 2021, l’informateur Modeste Bahati Lukwebo a annoncé le début officiel de son travail d’identification de la nouvelle majorité parlementaire ce mercredi 20 janvier au fleuve Congo hôtel où est installé son quartier général. D’ores et déjà, il a appelé les politiciens congolais à faire preuve d’une certaine éthique dans leurs actions.
« Il faut éviter l’escroquerie politique et la flatterie. Il faut que le changement de comportement caractérise l’Union sacrée de la Nation », a dit Modeste Bahati.
Selon lui, il ne faut pas biaiser la politique du chef de l’État avec les idées de partage des postes.
Concernant le fondement de l’Union Sacrée, l’informateur soutient que basiquement cette vision est avant tout question d’idéologie, celle de la rupture avec le système de prédation jusque-là d’actualité au pays. Il en appelle donc le peuple et les politiques à venir adhérer à la vision du Chef de l’Etat pour le développement du pays.
Au sujet du budget alloué pour le fonctionnement des activités de l’informateur et de son panel, Bahati Lukwebo a fait savoir que jusqu’à ce jour il n’y a pas 1 FC déboursé pour l’informateur. Il a révélé qu’il a auto-financé ses activités, y compris la logistique de sa sortie médiatique.
» Ceux qui affirment que j’aurai perçu 1.500.000 dollars, sont excellent dans la délation! Il n’y a pas pire délation que ça. Les journalistes qui affirment cela peuvent-ils brandir juste une preuve? Jusque-là aucun état de besoin n’a été établi. Aucune dotation n’a été faite et pas 1 seul dollar n’est perçu », a-t-il martelé.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
