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RDC : La Lomami parmi les provinces qui ne décollent pas, la faute aux élus provinciaux (Hecto Kilo, notable de Lomami )
Motion de défiance par-ci, motion de méfiance par là. Destitution par-ci, retrait de confiance par là. Ce sont là les armes de déstabilisation auxquelles la RDC, à travers ses provinces, fait face depuis un certain temps. Pour être plus précis, c’est depuis la première passation pacifique du pouvoir entre l’actuel Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila.
Ce phénomène, qui n’a que pour motivation des guerres de positionnement, a pris de l’ampleur à tel point qu’il s’est créées des crises sans issues dans certaines provinces du pays au point de retarder malheureusement de plusieurs années encore le développement intégral de la RDC. Ce dernier qui passe nécessairement par l’épanouissement de ses administrations provinciales, c’est-à-dire les provinces.
Il ne se passe plus une semaine en RDC sans qu’on entende que le torchon brûle entre l’exécutif provincial et l’Assemblée provinciale. Ou encore entre les députés provinciaux et leur président de l’Assemblée provinciale. Les exemples les plus éloquents ont été vécus dans les provinces du Kongo Central, Sud-Kivu, Tshopo, Sankuru, Maniema et Kwango pour ne citer que ceux-là.
Souvent, ces revendications ont pour fondement le retard de paiement des émoluments des élus provinciaux. Une incapacité des fois justifiée du gouvernement provincial à accorder un certain privilège aux élus. Malheureusement, ce sont des motivations qu’ils n’affichent pas lorsqu’il faut défendre l’intérêt des électeurs.
Alors que la population attend que ses élus fassent prévaloir ses droits auprès des instances dirigeantes, ces derniers se sont lancés dans une autre course. Celle d’auto positionnement. L’exemple le plus concret est celle de la province de Lomami. Dans cette province, tous les élus ont à l’esprit le long chemin qu’il faut parcourir pour atteindre le développement. Mais préfèrent l’ignorer volontairement. Un développement qui sera bénéfique non seulement à eux seuls, mais aussi à l’ensemble de la population constituée de leurs frères, sœurs, fils, et filles, mères et pères.
Tenez un témoignage d’un père de famille, enseignant de son état, sur le travail des députés de sa province (Lomami). « Nous sommes en face d’une population qui pleure, qui s’alarme sur son sort ; leurs députés provinciaux sont devenus des commerçants. Il est temps de tirer au clair cette situation désastreuse qui amoindrit l’espoir de tout un peuple », a-t-il indiqué.
« Les élus provinciaux de la province de la LOMAMI manipulent la population. En ce jour où la population qui souffre, meurtrie par plusieurs maux, attend de ces derniers un travail digne pour justifier le suffrage que les lomamiens les ont accordés ; les députés provinciaux de la LOMAMI abandonnent leur noble mission pour s’enrichir au détriment de la population », poursuit-il en révélant que la vision du Chef de l’État du » peuple d’abord » est devenu, dans la province de Lomami, « les députés d’abord ».
» Prenez l’exemple de la direction des recettes de la Lomami. Allez voir qui y travaillent… Ils ont fait nommer leurs frères et sœurs, amis et connaissance à la DGRLO au détriment de la population, et perçoivent de ces derniers des retro commissions. Ils se cachent derrière l’union sacrée prônée par le Chef de l’État. Ils usent de cette digne orientation pour marchander l’Assemblée provinciale, pour menacer quiconque ne s’aligne pas dans leurs démarches d’enrichissement illicite. Leur couverture, c’est le label Union sacrée », déplore-t-il.
» Leur fonction de député leur ôte tout le respect qu’ils doivent avoir envers leurs électeurs ou encore les notables de la province. Chez nous un député s’est fait un petit dieu. Ils oublient qu’ils sont des serviteurs de la population et rien de plus », ajoute-t-il avant de s’interroger sur l’apport des députés provinciaux dans la construction de leur province.
Un témoignage qui n’est pas du tout singulier dans cette partie du pays où la population manque de tout et fait encore face aux problèmes sociaux primaires comme le manque d’eau, d’électricité, d’écoles, d’institutions bancaires, d’hôpitaux et des routes.
Ainsi pour les observateurs avertis, il est temps que la conscience collective s’éveille face à ce nouveau phénomène qui bloque le développement du pays sur le plan politique, social et économique. Comme pour la population de Lomami, les Congolais attendaient des députés une nouvelle dynamique après la passation pacifique du pouvoir entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila qui augurait un espoir d’émergence à tous les niveaux. Ce qui est loin d’être le cas.
Hecto Kilo, notable de Lomami
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
