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Livres: « Les fonctions de prévention et de réconciliation de la Cour pénale internationale : cas de la RDC » (Par le Dr. Eugène Bakama Bope)
L’univers juridique vient d’être enrichi d’un nouvel ouvrage. Il s’agit du livre: « Les fonctions de prévention et de réconciliation de la Cour pénale internationale : cas de la RDC » dont l’auteur est le Dr. Eugène Bakama Bope.
Résumé du livre
À côté de la fonction judiciaire de mettre fin à l’impunité des auteurs des crimes visés dans son statut, les États parties ont assigné à la Cour pénale internationale la fonction de les prévenir.
L’interprétation du préambule et de certaines dispositions du Statut de Rome conduit à lui reconnaître aussi une fonction réconciliatrice ou pacificatrice de facto.
Existe-t-il une obligation de prévenir les crimes internationaux les plus graves ? Quels sont les contours de la fonction préventive qui figure dans le Statut de Rome? La prévention par les poursuites judiciaires est-elle suffisante pour empêcher la répétition des crimes, en particulier dans le cas de la République Démocratique du Congo ? Existe-t-il une fonction judiciaire réconciliatrice? Si oui, sous quelles formes? Comment ces deux fonctions s’articulent avec les autres, répressives et réparatrices ? Autant des questions pertinentes.
L’ auteur montre à travers son étude à la fois juridique et empirique que l’ effet préventif ou dissuasif de la CPI en RDC est mitigé.
Pour cela, il invite le Bureau du Procureur à reconstruire la crédibilité de la Cour, une façon de se faire des dents avant d’espérer avoir un effet dissuasif. Et les États parties doivent comprendre que le fonctionnement efficace des justices nationales est une garantie pour prévenir et dissuader la commission des crimes visés par le Statut de Rome. La Cour ne pouvant jouer qu’un rôle complémentaire…
L’auteur
Eugène Bakama Bope est Docteur en droit privé à l’Université d’Aix- Marseille en France. Il est Lauréat du Prix de Thèse Louis Joinet. Professeur à la Faculté de droit de l’ Université de Lubumbashi et membre du groupe d’experts africains sur la justice pénale internationale. Président du Club des amis du droit du Congo CAD.
Editée par l’Institut francophone pour la justice et la démocratie (IFJD) et diffusée par L.G.D.J -Lextenso Editions.
Point de vente : Amazon, Fnac et en RDC : Bureau du Club des amis du droit du Congo, CAD ( Concession PNMLS à Kinshasa) ou Faculté de droit de l’Université protestante au Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
