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Kasaï oriental : les reliquats de paie des anciens combattants versés au Trésor public

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Le 31 décembre dernier, le directeur du cabinet du gouverneur de province du Kasaï oriental, Elvis Kadiayi, a versé dans le compte du Trésor public une somme globale de 798.878.331 Francs congolais.

Selon lui, cet argent couvre une période de neuf mois de paie. Ainsi, il a remercié le gouverneur pour le démantèlement du réseau mafieux qui, depuis plusieurs années, ont détourné près de 90 millions de Francs congolais. Avant d’ajouter que ce geste s’inscrit dans la vision du chef de l’État.

En revanche, Adrien Monga, président de l’association des veuves, orphelins et retraités militaires, continue de traiter le gouverneur Jean Maweja de détournement.
Il affirme que les anciens combattants de la province du Kasaï oriental, dans son ancienne configuration, peinent depuis bientôt 10 mois. « Leurs salaires sont bloqués par l’autorité provinciale… », accuse-t-il, avant de préciser avoir saisi, à ce sujet, le président de la République pour son implication personnelle dans cette affaire.

Puis de conclure que cette manière de traiter les anciens militaires, risque de décourager les jeunes qui désirent entreprendre la carrière militaire, voire les militaires actifs.

Jude Munganga Kadima/CONGOPROFOND.NET

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25 mai : L’ambassadeur Dr Jospin Lohanga présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”

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Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.

À travers une communication accordée à congoprofond.net⁠ à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain

Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.

Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».

La diplomatie des langues africaines

Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.

Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.

Entre spiritualité et diplomatie

À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.

Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.

Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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