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Tripartite Tshisekedi-Katumbi-Bemba: l’Union Sacrée prend de plus en plus forme…
Le leader de Ensemble pour la république Moise KATUMBI CHAPWE et le Président du MLC Jean-pierre BEMBA GOMBO ont été reçus samedi 26 décembre par le Chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans son bureau à la Cité de l’Union Africaine. À cette occasion, a-t-on appris, le Président de la république Félix Antoine Tshisekedi et ses hôtes ont eu un échange en toute convivialité de plus de trois heures.
Nombre d’observateurs notent après cette rencontre que le changement prend de plus en plus forme dans l’environnement sociopolitique congolais. L’Union Sacrée de la Nation est cette vision à laquelle Félix Antoine Tshisekedi fait adhérer l’ensemble de la classe sociopolitique congolaise, rompant ainsi avec la coalition formée à la prise du pouvoir avec son prédécesseur Joseph Kabila Kabange, autorité Morale du Front Commun pour le Congo( FCC).
Cette rencontre intervient quelques jours après l’officialisation de la mise en place d’une commission de crise au sein du FCC chapeauté par Raymond Tshibanda. Cette commission, avait-il, précisé ne se substitue pas à la coordination du FCC, mais a pour mission d’échanger avec les élus nationaux et les chefs des regroupements politiques pour évaluer sans complaisance les causes profondes de plusieurs revers subis face à son ex partenaire Félix Antoine Tshisekedi en vue de permettre à l’autorité morale à prendre des grandes décisions pour la survie de la coalition FCC.
L’election du bureau définitif de l’Assemblée nationale et le maintien ou pas du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba sont les deux grandes batailles que vont se livrer une fois de plus les deux camps lors de la prochaine session extraordinaire prévue au mois de Janvier 2021. En cas de défaite du FCC, cela renvoyera Joseph Kabila Kabange dans l’opposition et officialisera la reconfiguration de la majorité parlementaire voulue par Félix Antoine Tshisekedi. En cas de défaite de ce dernier, le FCC aura une marge de manœuvre pour tenter d’imposer à l’actuel Chef de l’État la cohabitation après la rupture de la coalition FCC-CACH.
Dossier à Suivre !
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
