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« École de guerre » en RDC: le député Celse Muhindo Magezi plaide pour la réouverture d’autres centres de formation militaire comme celui de Nyaleke à Beni

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Dans son discours sur l’état de la Nation ce lundi 14 décembre, le Chef de l’Etat a annoncé, dès l’année prochaine, la création d’une école de guerre en RDC avec la coopération de la France. Cette annonce a enchanté le député provincial Celse Muhindo Magezi.

À cet effet, rappelle cet élu, même lors de sa campagne électorale, le chef de l’Etat a toujours montré sa volonté de mettre fin aux massacres dans la ville et territoire de Beni. S’il décide d’ouvrir une école de guerre au pays pour y arriver, cela est une bonne chose.

Toutefois, indique-t-il, il y a nécessité qu’il réouvre d’autres centres de formation militaire non seulement dans les coins insécurisés mais aussi dans toutes les provinces pour protéger toute l’étendue du territoire national, car d’après lui, il y a des jeunes vaillants combattants qui veulent servir sous le drapeau mais parfois, ils manquent où aller.

Parmi les centre à réouvrir, cet élut du territoire de Beni cite le centre de formation militaire de Nyaleke à Beni.

«Voilà aujourd’hui, il a encore dit qu’il va mettre fin aux massacres en mettant une école de guerre. C’est bien mais il faut qu’il matérialise ce qu’il dit chaque fois. Sinon, les gens dans le territoire de Beni, dans l’Est de la République, dans la province du Nord-Kivu, je n’oublie pas la province de l’Ituri, c’est chaque jour qu’ils sont en train de perdre la vie. C’est ainsi qu’en mettant une école de guerre, je demande aussi de remettre aussi les centres de formation militaire. Là, je parle du centre de Nyaleke, par exemple, et il peut encore ouvrir un autre centre dans la contrée où il y a les massacres parce que, nous avons les jeunes vaillants, des jeunes garçons qui veulent se prendre en charge en appuyant l’armée et en appuyant le gouvernement à remettre la paix dans la contrée. Pas seulement dans les milieux là où il y a de l’insécurité mais aussi un peu partout dans la République parce que, vous savez, c’est partout où on n’a pas la paix », a-t-il suggéré.

Par ailleurs, le député provincial Celse Muhindo Magezi s’est dit très touché par l’attaque de Nzenga, en secteur de Ruwenzori, en territoire de Beni le week-end par les ADF. Lors de cette incursion, plusieurs personnes ont été kidnappées et d’autres lâchement abattues par ces rebelles.

Ainsi, il demande aux autorités ayant la charge de sécuriser la population à prendre des dispositions utiles pour éradiquer l’insécurité dans cette partie de la province du Nord-Kivu.

 

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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