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Goma : l’UNFPA appelle les journalistes à intégrer partout le genre, l’égalité entre homme et femme
C’est la spécialiste en violences basées sur le genre au Fonds des Nations-Unies pour la population (UNFPA) qui a appelé les journalistes à intégrer le genre, l’égalité entre l’homme et la femme dans tous ce qu’ils font. Appel lancé le lundi 07 décembre au cours d’un café de presse organisé par cette agence onusienne m à l’intention des journalistes de Goma, dans le cadre de la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites à la femme et à la jeune fille.
Pour Siri Christelle, les jeunes journalistes doivent parler des violences basées sur le genre jusque dans leurs familles et partout, car selon elle, la lutte doit être pratique et non théorique. Les actions de la presse ne doivent pas se limiter aux 16 jours d’activisme mais doivent aller au-delà pour permettre à évaluer la prochaine campagne. Que les chevaliers de la plume et du micro intègrent le genre et l’égalité dans tout ce qu’ils font parce qu’ils portent la voix plus haut et, grâce à eux, la donne peut changer pour arriver à zéro violence basée sur le genre, a-t-elle conscientisé.

« Vous qui êtes jeunes, commencez à parler de ces choses et jusqu’à vos progénitures. Jusqu’à la quatrième génération, qu’on puisse en parler, qu’on puisse lutter. La lutte ne peut pas être théorique comme quelqu’un l’a dit ici, ne peut pas être théorique c’est parce qu’elle doit être pratique. C’est pour cela que nous sommes ici. Normalement, le jour du lancement, on a même demandé à la presse de commencer d’en parler plus et vos actions ne doivent pas se limiter aux 16 jours d’activisme. ça doit aller au-delà pour que quand on va encore lancer les 16 jours d’activisme 2021, que la presse puisse se mettre ensemble pour dire, où est-ce que nous en sommes ? Nous tous, nous devons nous mettre en action mais, comme a dit mon collègue, le genre est transversal. Ce n’est pas seulement à l’école qu’on doit en parler. On doit en parler dans nos familles, on doit en parler dans tout ce que nous faisons, dans tout ce que nous faisons, nous devons intégrer le genre, nous devons intégrer l’égalité entre homme et femme dans tous ce que nous faisons », a sensibilisé Siri Cristelle.
Ce café de presse a connu la participation de la ministre provinciale du genre, famille et enfant, du représentant de l’UNFPA au Nord-Kivu et de la responsable de la Police spéciale pour la protection de la femme et de l’enfant (PSPFE) en ville de Goma ; qui ont chacun dans son domaine montré aux journalistes, comment ils luttent contre les violences basées sur le genre.
Il sied de souligner que c’est ce jeudi 10 décembre que prend fin la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites à la femme et à la fille avec la célébration de la journée mondiale des droits de l’homme.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Jospin Lohanga présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
