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Nord-Kivu : l’UDPS et Lamuka saluent le message du chef de l’Etat
« C’est une grande joie comme le président de la République met fin à la coalition CACH-FCC qui ne lui permet pas à matérialiser sa vision. Félix Tshisekedi vient de prendre en compte les attentes de la population qui est, du reste, contente aussi de cette annonce », a dit Augustin Kapila, communicateur de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) au Nord-Kivu.
Cet acteur politique pense également que le président a lancé un nouveau défi aux députés nationaux en annonçant la nomination d’un nouvel informateur qui pourrait dégager une nouvelle majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale, car a-t-il opiné, que les élus nationaux ne n’ont pas été voté pour un individu ou une autorité morale mais pour répondre aux besoins de leurs électeurs, qui sont les Congolais. D’où, ils doivent adhérer au bateau de ‘‘l’Union sacrée pour la Nation », a-t-il soutenu.
« Après avoir consulté les Congolais, ils lui ont dit de mettre fin à cette coalition et c’est toute la population congolaise qui est joyeuse de voir que cette coalition a pris fin. Alors, il a lancé un défi à tous les députés nationaux de tout bord de rejoindre le bateau qui s’appelle l’Union sacrée pour la nation. Et si le Chef de l’Etat n’arrive pas à avoir cette majorité parlementaire parce que d’ici là, il va désigner un informateur pour détecter cette majorité, en tout cas, la dernière carte sera la dissolution de l’Assemblée nationale. La différence entre le Chef de l’Etat et Kabila est que ce dernier parle individu alors que le président de la République parle, lui, de la nation congolaise ; Tous ces caciques parlent individu Kabila. Voilà, là où il y a le problème. Etes-vous des députés élus par les Congolais ou par Joseph Kabila ? Si ces députés ne veulent pas être de chômeurs de peur que cette Assemblée ne soit dissoute, ils n’ont qu’à rejoindre l’Union sacrée du Chef de l’Etat », a estimé Augustin Kapila.

Tout en saluant aussi la communication du Chef de l’Etat, Lamuka dit entendre de Félix Tshisekedi à l’œuvre. Qu’il matérialise tout ce qu’il a dit et annoncé dans son discours en acte notamment en nommant un nouvel informateur pour dégager une nouvelle majorité parlementaire afin de former un nouveau gouvernement capable de répondre aux problèmes réels de la population. Le député provincial, Kakule Saasita, cadre du Mouvement Social pour le Renouveau (MS), faisant partie Lamuka va plus loin en demandant au premier Citoyen de la RDC, de sanctionner tous ceux qui ne l’ont pas aidé à réaliser sa vision.
«Il a dit un mot ce que la tendance, il a rompu avec le mariage FCC-CACH. La conséquence directe, c’est qu’il va constituer une nouvelle majorité. Les démarches nous les avons senties qu’au niveau de l’Assemblée, il y a une nouvelle ambiance tendant à déchoir certaines personnes et la deuxième conséquence, nous attendons qu’il nous donne la nouvelle équipe gouvernementale et avec ça, on se dira ok, voici la nouvelle configuration, voici la nouvel élan venu et nous allons peut-être nourrir d’espoir que cette nouvelle équipe ne va pas faire ce que les autres ont tripatrouillé, ce que les autres ont fait en trompant le peuple qu’ils sont en train de combattre les ADF à Beni alors qu’eux-mêmes sont aussi impliqués dans les massacres à Beni », a dit l’élu de Lubero.
La plupart d’acteurs politiques du FCC en province n’ont pas voulu s’exprimer à ce sujet prétextant qu’ils attendent des nouvelles orientations de la part de leur hiérarchie.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
