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Gouvernement : plus des frais de mission, sauf pour les cas de souveraineté et de négociation financière

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Dans une correspondance adressée aux gestionnaires des crédits dont une copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, ce jeudi 26 novembre 2020, le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Jean Baudouin Mayo Mambeke, annonce l’epuisement des crédits au titre des missions de service  » pour l’exercice budgétaire en cours c’est-à-dire l’année 2020″.

« Cela étant, les dépenses de cette nature ne sont plus à engager jusqu’à la fin de l’année, sauf pour les cas de souveraineté et de négociation financière avec intérêt en faveur de l’État », précise le VPM en charge du Budget, Jean-Baudouin Mayo Mambeke.

Cette décision, notent des économistes, s’avère importante pour la nation au regard de la situation financière actuelle caractérisée par des déficits dans la mobilisation des recettes. Au regard des derniers chiffres de la BCC, note-t-on, le gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba ne sera pas en mesure de réaliser les recettes prévues dans son budget rectificatif fixé à 5.7 milliards sous examen au niveau de la chambre basse du parlement.

Dans le même registre, comme l’ont toujours recommandé plusieurs économistes, les autorités congolaises doivent lutter contre les coulages des recettes mais aussi réduire le train de vie des institutions qui souvent bouffe une grande partie des recettes collectées lors d’une année budgétaire.

À Félix Antoine Tshisekedi qui a fait de la lutte contre la corruption et coulage des recettes son cheval de bataille et le Parlement, en sa qualité d’autorité budgétaire, d’être très regardants dans ce secteur pour la répartition équitable des ressources publiques entre les gouvernants et les gouvernés.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération

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L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.

Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.

Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.

Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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