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Kabund après sa rencontre avec F. Tshisekedi : « Nous lui avons clairement dit de tourner la page FCC-CACH ! »
« Nous lui avons dit de manière claire, en haute et intelligible voix : l’UDPS veut que vous puissiez tourner la page de la coalition FCC-CACH ». Ce sont là, des propos tenus par Jean-Marc Kabund a Kabund ce mercredi 25 novembre 2020 après échange avec le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, dans le cadre des consultations politiques.
À la question de savoir quels étaient les mécanismes mis en place pour parvenir à la reconfiguration de la majorité parlementaire, le président ai de l’UDPS répond : « Vous le saurez, nous lui avons dit que depuis que ces consultations ont débuté, nous avons senti la volonté des Congolais de s’unir autour de lui dans le cadre de l’Union Sacrée de la nation afin de faire décoller le pays ».
A l’en croire toujours, il n’y aura ni cohabitation ni coalition dans ce pays,il faut tourner la page.
Par la même occasion, Jean-Marc Kabund a Kabund a exprimé sa satisfaction de la manière dont ces consultations se sont déroulées du 02 novembre au 25 novembre.
« Nous sommes plus qu’heureux. Le succès qu’ont remporté ces consultations nous laisse sans mot. Parce que vous savez que faire adhérer l’opposition dans une démarche, ce n’est pas facile. Vous avez vu à travers ces consultations le peuple congolais réunis comme un seul homme a dit à Fatshi que nous sommes derrière vous », a-t-il fait savoir dans sa restitution.
À lui de conclure : » En tout état de cause, ce n’est pas un problème d’individus, c’est le Congo qui a gagné, les Congolais de tous les horizons veulent voir leur pays décoller, se développer ».
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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RDC : Entre corps abandonnés et nouvelles alertes des ADF, Mambasa s’enfonce dans la crise
Alors que 17 corps découverts depuis le 23 mai dans le territoire de Mambasa n’ont toujours pas été inhumés, de nouvelles alertes sécuritaires alimentent la psychose au sein de la population.
L’ONGDH Protection Plus dénonce une détérioration continue de la situation et appelle les autorités à agir face à la menace persistante des rebelles ADF.

Le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, continue de faire face à une crise sécuritaire et humanitaire préoccupante. Entre les attaques répétées attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), les déplacements de populations et le sort réservé aux victimes, les inquiétudes grandissent au sein des communautés locales.
L’Organisation non gouvernementale de défense des droits humains (ONGDH) Protection Plus a exprimé sa vive indignation face à la situation de dix-sept corps découverts le 23 mai 2026 au village Kidini, dans la cellule Mongalyema, groupement Andifele, en chefferie des Walese-Karo. Plus de 2 semaines après leur découverte, ces dépouilles n’ont toujours pas été inhumées.
Selon l’organisation, ce retard constitue une atteinte grave à la dignité humaine et reflète l’ampleur de la crise qui frappe cette partie de l’Ituri. Les victimes auraient perdu la vie lors d’une attaque attribuée aux ADF.
Pour Protection Plus, l’absence de sépulture prolonge la souffrance des familles endeuillées et accentue le traumatisme d’une population déjà durement affectée par les violences armées.
« Toute personne décédée, quelles que soient les circonstances de sa mort, a droit à une inhumation digne, respectueuse et sécurisée, conformément aux principes fondamentaux des droits humains. Le respect des morts est un devoir fondamental de toute société civilisée », a déclaré Maître John Vuleveryo Musombolwa, responsable de l’organisation.
L’ONG appelle les autorités compétentes à organiser sans délai des funérailles dignes et sécurisées pour les victimes, tout en assurant la protection des sites concernés afin de préserver l’intégrité des dépouilles.
Cette situation intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences dans le territoire de Mambasa. Il y a quelques jours, des éléments présumés ADF ont attaqué le village Makwangi, situé dans le groupement Bayaku, en chefferie des Babila-Bakwanga. Selon des sources locales relayées par Protection Plus, quatre personnes ont été tuées lors de cette attaque.
Plusieurs boutiques ont été pillées et des habitants enlevés par les assaillants.
Face à cette nouvelle tragédie, l’organisation a dénoncé un regain d’insécurité qui plonge la population dans la peur. Elle appelle à un renforcement des opérations militaires afin d’assurer une protection durable des civils.
Comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle alerte a été signalée dans la soirée du mardi 9 juin 2026. Dans une communication adressée à la rédaction de CongoProfond.net à 19h12, Protection Plus a fait état de plusieurs coups de feu entendus au village Babungwe, dans le groupement et la chefferie des Babila-Bakwanga, au PK 38 sur la Route nationale numéro 44 reliant Mambasa à Bunia.
Selon l’organisation, ces détonations ont provoqué une vive panique au sein de la population, occasionnant des déplacements de plusieurs familles au cours de la nuit. Bien qu’aucune attaque n’ait été officiellement confirmée au moment de l’alerte, la population redoute une nouvelle incursion des combattants ADF dans cette zone.
« Il y a seulement deux jours, nous dénoncions déjà une attaque dans le village Makwangi sur le même axe routier. Aujourd’hui encore, des coups de feu sont signalés à seulement 38 kilomètres de Mambasa. Cette situation est extrêmement préoccupante », a alerté John Vuleveryo Musombolwa.
Pour le défenseur des droits humains, la multiplication de ces incidents démontre l’urgence d’une réponse efficace des autorités sécuritaires. Il estime que la présence des ADF dans cette région constitue une menace permanente pour les populations civiles.
Protection Plus appelle ainsi les autorités administratives, militaires et sécuritaires à prendre des mesures urgentes afin de sécuriser l’axe Mambasa-Bunia et les localités environnantes. L’organisation rappelle que les habitants de Mambasa ne peuvent continuer à subir simultanément les massacres, les enlèvements, les déplacements forcés et l’abandon des victimes.
Pour l’ONG, seule une action rapide et coordonnée permettra de restaurer la sécurité, préserver la dignité humaine et redonner espoir à des populations confrontées depuis plusieurs années aux conséquences des violences armées.
Junior Kasamba/Congoprofond.net
