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Dossier BIAC : dans la rue, agents et cadres lancent un cri de détresse à Fatshi !

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Le dossier de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) est loin de se terminer. Ce jeudi 19 novembre 2020, agents et cadres de cette banque sont descendus dans la rue pour solliciter l’implication de l’autorité suprême de la République, Félix Antoine Tshisekedi, dans le règlement définitif de ce dossier en souffrance depuis plusieurs années.

En effet, a-t-on appris des organisateurs, la marche de ce jour débute sur le Boulevard du 30 juin, plus précisément en face du siège social de cette banque, jusqu’à la place des Évolués à Gombe. Ici, un mémo qui reprend les différentes préoccupations des agents sera publiquement lu. Et Ensuite, il sera déposé à la Présidence de la République démocratique du Congo avec sollicitation d’audience auprès du garant de la nation, Félix Antoine Tshisekedi, et auprès de son épouse Denise Nyakeru Tshisekedi.

Cette descente sur terrain des agents et cadres de la BIAC intervient quelques jours après une décision du Conseil d’État s’opposant à la dissolution de la BIAC telle que décidée par la Banque Centrale du Congo. En suspendant les décisions de mise en dissolution forcée, de liquidation forcée et de désignation du liquidateur de la BIAC, contenues dans la lettre Réf. GOUV.D. 03/n°00903 du 30 septembre 2020 du gouverneur de la BCC, notent plusieurs experts de ce secteur, le Conseil d’État relance complètement le dossier BIAC.

Genèse de l’affaire

La chronologie de la crise de la BIAC a commencé en 2010, lorsque la banque n’était plus en mesure de faire face à ses engagements financiers.

La première action pour apporter des corrections aux déficiences constatées, la BCC avait décidé de mettre la BIAC sous surveillance rapprochée avec des injonctions précises, selon le Gouverneur de la BCC Deogratias Mutombo. Cette tentative de résolution n’ayant pas résolu la crise, la BCC a placé la BIAC en 2012 sous un plan de redressement axé sur plusieurs actions parmi lesquelles la recapitalisation, l’amélioration de la gouvernance et l’amélioration de la qualité du portefeuille crédit. Malheureusement, regrette le gouverneur de la banque centrale, le plan de redressement n’a pas non plus permis de sortir la BIAC de la crise.

En 2015, soit trois ans après, un représentant provisoire est nommé. Sa mission spéciale était de suivre l’évolution des deux indicateurs clés de la BAIC : la qualité du portefeuille crédit et le fonds propre de base. La mission du représentant spécial échoue autant.

En 2016, la BCC désigne un comité d’administration provisoire en remplacement du conseil d’administration et de la direction générale. Sa mission consistait à assurer la gestion courante de la banque et explorer le schéma plausible de sortie de crise. Après cet énième échec du comité d’administration provisoire, marqué par la persistance des déséquilibres et l’absence des perspectives de redressement, la BCC a décidé ainsi de passer à la phase de la liquidation.

Au regard de cette situation et en sa qualité d’autorité monétaire, le gouverneur de la BCC Deogratias Mutombo Mwana Nyembo s’était montré rassurant pour les déposants, les travailleurs et autres créanciers que toutes les dispositions seront prises pour que personne ne perde ses avoirs ou avantages logés dans cette banque à savoir la BIAC.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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