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Budget 2021 : le député Crispin Mbadu attend de l’Ecofin l’intégration des projets d’interventions économiques
Présenté et défendu vendredi 14 novembre dernier à la chambre basse du parlement par le Premier ministre et Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le projet de loi de finances exercice 2021, estimé à 14.235,2 milliards de FC, soit 6,9 milliards de dollars américains, a été jugé recevable. À l’heure actuelle, il est sous examen par les députés nationaux membres de la commission Économie et Financé.
Par rapport au budget de l’exercice 2020, chiffré à 18.545,2 milliards de FC, il se dégage un taux de régression de 23,2%.
Au cours d’un entretien accordé à la presse, l’élu de Tshela dans la province du Kongo Central, Crispin Mbadu a qualifié le budget 2021 de généraliste, un budget de rémunération. C’est pourquoi il dit attendre beaucoup de ses collègues de la commission Ecofin pour intégrer dans le budget les projets d’interventions économiques.
« J’espère que mes collègues de L’ECOFIN vont nous aider à intégrer ce qui manque dans le budget 2021, notamment les projets d’interventions économiques tels que la Santé, l’agriculture, la réhabilitation des routes nationales », a-t-il déclaré. À titre illustratif dans le secteur de la Santé, cet élu a fait savoir que sa circonscription électorale a 3 zones de Santé qui n’ont pas d’ambulance, des médicaments, les centres de Santé sont dans un état de délabrement très avancé mais aussi un manque de d’un hôpital général de Référence.
S’agissant de l’électricité, a-t-il fait savoir, il y a des problèmes de transformateurs à Tshela. À l’en croire, 4 à 5 quartiers souffrent des délestages alors que la cité de Tshela devenue ville n’est pas aussi grande. À celà s’ajoute, l’électrification rurale dans les cités de Tshanga Nord, Maduda.
Abordant le point lié à l’agriculture, il estime que le chef du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba devrait être précis et non généraliste quant à la réhabilitation des routes nationales. En sa qualité d’élu de Tshela, Crispin Mbadu rappelle l’urgence de réhabiliter la route nationale N12.
« Ça fait plus d’une année que nous courrons derrière les ministres. Au moment où je vous parle, si rien n’est fait, la route sera coupée au niveau de Patu », a-t-il prévenu.
Dans le même registre, ce digne fils du Kongo Central et défenseur des intérêts de la circonscription électorale de Tshela dit ne pas se décourager pour plaider la cause de la population qui l’a envoyée à l’Assemblée nationale.

« Nous allons voir avec des projets d’investissements autres que le budget comment accompagner la population qui nous a mandaté au Palais du Peuple », a-t-il promis dans sa communication.
Rappelons-le, Dans son discours devant la représentation nationale, Sylvestre Ilunga Ilunkamba Chef du Gouvernement avait annoncé plusieurs projets retenus dans le budget 2021. Parmi lesquels, la réforme sécuritaire, la construction des routes, le développement urbain, les pistes rurales, l’eau potable et l’assainissement du milieu, la réhabilitation des ports et aéroports. Selon le chef de l’Exécutif central, ce projet s’inscrit dans l’optique de la poursuite de la mise en œuvre du Programme de son Gouvernement, et intègre les mesures fixées dans le Programme Multisectoriel d’Urgence d’Atténuation des Impacts de la Covid-19, mise en place en mai dernier par le garant de la Nation et du bon fonctionnement des institutions Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Déclaré recevable depuis le 14 novembre dernier, la commission Ecofin a encore 3 jours pour finaliser son travail conformément au délai de sept jours impartis dans le règlement intérieur de l’assemblée nationale pour son adoption avant de l’envoyer à la chambre haute pour la seconde lecture.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF
Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.
Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC
L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.
Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.
Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.
Zoom sur Marianne Mujing Yav
Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.
Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.
Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.
Un symbole fort pour les femmes des médias
L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.
Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.
En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.
Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.
Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
