Actualité
RDC-Angola (0-0) : un nul de trop, la CAN s’éloigne des Léopards…
De nouveau décevants ! Les Léopards de la RDC n’ont pas fait mieux ce samedi 14 novembre face aux Palanca Negras d’Angola, au stade des Martyrs de la Pentecôte. Ils ont concédé un troisième match nul de suite dans ces éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Cameroun 2021.
0-0, c’est le score qui a sanctionné cette rencontre de la troisième journée. N’sengi Biembe et ses joueurs s’enfoncent, minimisant ainsi leur chance de qualification pour cette messe africaine du football.
Avec une équipe de départ remaniée avec la titularisation de Joël Beya à la pointe, les Léopards ont fait une première période moyenne face à une équipe angolaise aussi moins inspirée, mais fort en bloc bas.
Il fallait attendre la seconde période, après l’entrée de Bolasie, Kakuta et Bakambu pour voir la première action nette. Et c’était l’œuvre de Yannick Bolasie à l’heure de jeu (60e) sur une frappe enveloppée qui touche la barre transversale.
La seconde occasion nette des Léopards est arrivée vers la fin du temps réglementaire sur Cédric Bakambu, dans une action un peu décalée, mais ce dernier va également buter devant cet gardien angolais qui a bien fait son travail de dernier rampart.
Léopards concèdent donc un nul de trop, le troisième en autant de sortie, depuis le début de cette campagne des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations. Soit 3 points sur 9 possible.
Signalons par ailleurs que la tête du groupe est assurée par le Gabon qui a 7 points, suivi de la Gambie 4 points, la RDC désormais 3 points et l’Angola une unités seulement.
Il sied aussi de rappeler qu’il n’y aura pas de repos pour les deux équipes. Déjà ce mardi 17 novembre, les Léopards seront reçus par les Palanca Negras à Luanda en Angola pour la 4e journée.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Arrestation de Benjamin Babunga au Burundi : Son comité de soutien exige sa libération immédiate
L’arrestation de Benjamin Babunga par les services de renseignement burundais continue de susciter de nombreuses réactions en République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée ce 30 mai à Kinshasa, le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC a exprimé sa « vive inquiétude » face à cette situation et a appelé les autorités burundaises à procéder à sa libération sans délai.
Présenté comme pasteur, humanitaire, historien et acteur engagé dans le débat public, Benjamin Babunga s’est notamment illustré par ses analyses sur la gouvernance et les conflits qui secouent la région des Grands Lacs. Selon le comité, ses interventions ont toujours relevé du débat démocratique et de l’expression citoyenne.
« Par ses interventions publiques, ses écrits et son engagement citoyen, il a toujours contribué au débat démocratique sur des questions d’intérêt général », souligne le communiqué. Les signataires estiment que ses prises de position relèvent pleinement de « l’exercice légitime de la liberté d’expression ».
Des inquiétudes renforcées par des menaces antérieures
Le comité affirme suivre l’évolution du dossier avec une profonde préoccupation, d’autant plus que Benjamin Babunga aurait déjà été confronté à des menaces en raison de ses opinions.
« Notre inquiétude est d’autant plus grande que Monsieur Benjamin Babunga a déjà été victime par le passé de menaces de mort », indiquent les auteurs de la déclaration, qui craignent pour sa sécurité et le respect de ses droits fondamentaux.
La défense de la liberté d’expression au centre du plaidoyer
Dans leur communiqué, les soutiens de l’historien congolais rappellent que la liberté d’expression constitue un droit fondamental garanti par les principes démocratiques et les instruments internationaux de protection des droits humains.
« Aucun citoyen ne devrait être arrêté, inquiété ou privé de sa liberté en raison de ses opinions politiques, de ses analyses ou de ses critiques à l’égard des politiques publiques », écrivent-ils.
Le comité considère également que les idées doivent être combattues sur le terrain du débat public et non par des mesures privatives de liberté. « L’expression pacifique d’opinions, même critiques, ne saurait être assimilée à une infraction. Les idées se combattent par le débat, jamais par la répression », insiste le document.
Appel aux organisations internationales
Au-delà de la demande de libération adressée aux autorités de Bujumbura, les auteurs du communiqué appellent plusieurs institutions internationales à suivre de près cette affaire. Les Nations unies, l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est ainsi que diverses organisations de défense des droits humains sont notamment interpellées.
Pour le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC, cette affaire dépasse le seul cas de l’historien congolais et touche à des principes universels. « La privation de liberté pour des opinions constitue une atteinte grave aux principes démocratiques et aux droits fondamentaux », souligne le texte.
Un appel au respect de l’État de droit
Les signataires estiment que la défense des droits de Benjamin Babunga participe également à la protection des libertés de l’ensemble des citoyens. Ils espèrent enfin que les autorités burundaises privilégieront une solution conforme à l’État de droit et aux engagements internationaux du Burundi en matière de droits humains, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux de Benjamin Babunga.
Franck Kaky / CongoProfond.net
