Connect with us

À la Une

Démarcation RDC/Zambie : députés et chefs coutumiers sensibilisent à Pweto, Moba, Moliro, Musosa, Kalubamba, etc.

Published

on

Durant deux semaines, des élus de la province du Tanganyika et des autorités coutumières se sont investis dans la sensibilisation des populations de Pweto, Moba, Kalubamba, Moliro, Musosa, etc. pour leur implication dans les travaux de démarcation de la frontière entre la RDC et la Zambie.

Initiative conjointe de ces deux pays pour mettre fin pacifiquement aux différends frontaliers qui les ont opposés, cette démarcation scientifique a fait appel aux techniciens ( géomètres, topographes, géographes, etc.) qui ont déjà entamé la pose des points de repères. Cette opération à la frontière vise la matérialisation du Traité du 18 septembre 1989 signé entre feu maréchal Mobutu Sese Seko et son homologue zambien
Kenneth Kaunda. Son objectif : préciser les limites entre les deux Etats.

Outre les techniciens, une délégation des leaderd locaux a activement pris part à cette opération.

Conduite par le vice-président de l’Assemblée provinciale du Tanganyika, Alvard Lubuli, elle s’était fixée une double mission : celle de vérifier sur terrain les allégations d’une éventuelle présence des militaires zambiens sur le sol congolais et, surtout, de sensibiliser nos compatriotes à la paix et au soutien des travaux de démarcation de la frontière entre les deux pays.

A cet effet, l’élu provincial a fait noter, lors du passage de Moba, que c’est un message de paix que les élus du Tanganyika ont apporté, car  » les deux peuples, congolais et zambiens, ont toujours cohabité dans la paix depuis 1894, année de la signature d’un Traité belgo-anglais pour le traçage de la frontière séparant les deux pays ».

 » Nous sommes venus sensibiliser la population afin qu’elle soit informée que ce dossier doit être traité pacifiquement »,a-t-il ajouté.

Concernant des rumeurs d’une présence des militaires zambiens dans les localités de Kibanga et Moliro, Alvard Lubuli est formel :  » Des gens peuvent spéculer, mais nous, nous travaillons avec des techniciens venus de Kinshasa et qui sont de l’autre côté de la Zambie travaillant aisément avec leurs collègues zambiens de manière scientifique. Notre mission ne s’arrête pas à Moba, nous irons partout. Mais selon les données en notre possession, sur fond de ce traité, le Congo va se frotter les mains. S’il y a une terre occupée par des étrangers, nous allons le dire tout haut. Dans les temps, on parlait en l’air au sujet de Moliro, Pweto, Kapingu, Kalubamba, etc., maintenant nous avons des données scientifiques qui vont permettre de placer des bornes visibles. Nous n’allons pas tolérer que le moindre centimètre de notre terre parte ailleurs… », a conclu le vice-président de l’Assemblée provinciale du Tanganyika.

Les députés provinciaux sensibilisent dans un marché de Pweto

 

Quant au Grand chef Manda Frédéric Jean Bosco, de la chefferie Manda, de la chefferie éponyme, il a expliqué la pertinence de cette démarche de sensibilisation.  » Nous sommes impliqués dans ce projet pour identifier les divergences entre les deux pays et trouver une solution meilleure. Ma population, il faut qu’elle comprenne les contours du Traité entre les présidents Mobutu et Kaunda en 1989″, a-t-il dit.

Tout en rappelant, enfin, que les accords entre les deux États avait déjà tracé une ligne droite partant du lac Tanganyika jusqu’au lac Moerro, le Grand chef Manda a appuyé que pour les traditionnels, ce sont des limites naturelles( rivières, montagnes, grottes, arbres, etc.) qui servent des repères. D’ores et déjà, révèle-t-il, ils sont très contents, car jusque-là les limites traditionnelles sont respectées.

Le Grand chef Manda expliquant à ses administrés que la frontière n’est pas une barrière, mais une passerelle

 

Notons que la Commission technique mixte RDC/Zambie est à pied d’œuvre depuis le 15
septembre 2020 sur le tronçon terrestre compris entre les Lacs
Tanganyika et Moero, long de 205 Km. Cette équipe procède à la
reconnaissance de la frontière et à la construction des points d’appui de part et d’autre de la frontière commune. Elle est composée des ingénieurs géomètres topographes, géodésiens, des cartographes, etc.

Ces points serviront de repères pour la
construction des bornes frontières qui seront érigées à partir du mois
d’avril 2021 en exécution du Traité de 1989 issu d’un arrangement de 1894 entre les anciennes puissances coloniales belges et anglaises.
Cet arrangement déterminait une frontière rectiligne partant de la
médiane du Lac Tanganyika en direction du Lac Moero.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Affaire UBA : La famille de Glody Aleko Kibwila dénonce une détention irrégulière et alerte sur son état de santé

Published

on

Détenu depuis le 30 avril 2026 dans le cadre d’une affaire l’opposant à son ancien employeur, la United Bank for Africa (UBA), Glody Aleko Kibwila fait aujourd’hui l’objet d’une mobilisation de sa famille, qui dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure judiciaire.

Selon ses proches, le mandat d’arrêt provisoire délivré à son encontre n’aurait pas été suivi des formalités requises dans les délais légaux. Ils estiment dès lors que la détention de l’ancien employé bancaire soulève de sérieuses interrogations sur le respect des garanties procédurales.

Une bataille judiciaire en cours

Le 13 mai 2026, le Tribunal de paix de Kinshasa-Ngaliema a ordonné sa mise en détention préventive. Cette décision a été contestée par la défense, qui a interjeté appel.

Quelques jours plus tard, le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe a confirmé la mesure. Une décision que la famille continue de contester, affirmant que plusieurs irrégularités auraient entaché la procédure.

Des inquiétudes pour sa santé

Au-delà du débat judiciaire, la famille se dit particulièrement préoccupée par l’état de santé de Glody Aleko Kibwila.

Selon ses proches, il souffrirait encore des suites d’une intervention chirurgicale récente et nécessiterait un suivi médical régulier. Une demande de liberté provisoire pour raisons médicales aurait été introduite auprès des autorités compétentes sans obtenir, jusqu’à présent, une réponse favorable.

L’espoir d’un nouvel examen du dossier

La famille fonde désormais ses espoirs sur le Parquet général près la Cour de cassation, qui a sollicité la communication du dossier en vue de son examen.

Pour les proches du détenu, cette démarche pourrait permettre une réévaluation des circonstances de l’affaire et garantir un traitement conforme aux exigences d’un procès équitable.

Ils appellent enfin les organisations de défense des droits humains, les acteurs judiciaires et les médias à suivre attentivement l’évolution de ce dossier.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading