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Consultations : l’élu FCC Ngoy Kasanji chez Félix Tshisekedi…
Ancien gouverneur de la province du Kasaï Oriental et député national du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de Joseph Kabila, Alphonse Ngoy Kasanji était dans le groupe de députés nationaux de l’espace Frand Kasaï reçu, le jeudi 12 novembre 2020 au Palais de la Nation à Kinshasa, par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi dans le cadre des consultations politiques lancées depuis lundi 02 novembre dernier.
Après sa rencontre avec le garant de la nation, Alphonse Ngoyi Kasanji n’a pas échappé à la vigilance des journalistes. D’entrée de jeu, il a fait savoir qu’en leur qualité des représentants de la population, ils ont apporté les différents problèmes du souverain primaire à l’autorité suprême de la République démocratique du Congo.
« La RDC, notre beau et cher pays, traverse une crise profonde. Il était important pour nous, députés élus du Grand-Kasaï, que nous puissions répondre à l’invitation nous adressée à par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi. Nous sommes des élus représentants de la population, il était de notre devoir d’apporter au Président de la République les désidératas de notre peuple du Grand-Kasaï, notamment en ce qui concerne les infrastructures, l’économie, la sécurité et les aspects politiques », a-t-il fait savoir.
Et il a précisé que le mémo remis au Chef de l’État contient les différents problèmes de chaque province du Grand Kasaï. Au sujet de sa position par rapport à l’initiative de l’Union sacrée pour la nation mentionnée par Félix Antoine Tshisekedi, l’ancien gouverneur du Kasaï Oriental s’est montré très discret quant à ce, rappellant à la presse son identité politique. « À cette question, je pense que mes collègues peuvent répondre. J’appartiens à une famille politique. Et vous la connaissez », a-t-il précisé.
Très critique envers le cinquième Président de l’histoire de la République démocratique du Congo sur la toile tout comme devant la presse, Alphonse Ngoyi de ce jour était habité d’un esprit conciliant, appelant les uns et les autres à privilégier la paix. « Je pense que nous devrions privilégier la paix en tout état de cause, parce que sans la paix,on ne peut pas construire cette grande Nation. Donc, le Congo est tellement précieux, la paix est un facteur indispensable pour pouvoir aller de l’avant », a ajouté le triple élu du Kasaï Oriental.
Il sied de noter que quelques heures avant sa réception par le Chef de l’État, Alphonse Ngoyi avait fait savoir que la hierarchie de son parti était au courant de sa participation à ces assises en sa qualité de député national. Une façon pour lui, notent plusieurs observateurs, de faire taire les différents avis qui pourraient sortir après cette rencontre, d’autant plus que sa famille politique, le Front commun pour le Congo (Fcc), n’est pas partante, qualifiant cela d’un scénario qui a pour but de débaucher des parlementaires issus de son camp.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF
Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.
Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC
L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.
Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.
Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.
Zoom sur Marianne Mujing Yav
Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.
Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.
Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.
Un symbole fort pour les femmes des médias
L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.
Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.
En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.
Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.
Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
