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RDC : Jeanine Mabunda attendue le18 novembre au Conseil d’État
L’élue de Bumba et Présidente de la chambre basse du parlement Jeanine Mabunda est convoquée le 18 novembre 2020 au Conseil d’État. Ce, à la suite de la plainte de l’élu de Matadi Albert Fabrice Pwela déposée contre le bureau de l’assemblée nationale pour violation des textes.
Bien avant cette convocation, les députés nationaux ont au cours de la plénière tenue lundi 09 novembre 2020 désapprouvé la démarche de leur collègue qui a saisit le conseil d’État aux fins d’obtenir la démission du bureau Jeanine Mabunda pour n’avoir pas présenté le rapport de l’exécution du budget de l’institution dans le délai conformément au règlement intérieur.
Prenant la parole dans le cadre d’une motion soulevée, le député national Lumeya avait démontré noir sur blanc que la démarche de Fabrice Puela d’accuser le bureau devant le conseil d’État était nulle et de nul effet car opérée en violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Ensuite, la plénière a directement voté sur place une résolution déclarant irrégulière cette saisine du conseil d’État par un député en lieu et place de la plénière comm stipulé dans l’arsenal juridique de la chambre basse du parlement.
Rappelons-le, pour Albert Fabrice Pwela, le bureau de l’assemblée nationale n’a pas respecté les dispositions du règlement intérieur s’agissant du délai à respecter pour présenter le rapport financier de la session parlementaire de Mars. Pour Albert-Fabrice Puela, il revenait au bureau de l’Assemblée nationale de tirer les conséquences de son attitude. Selon le règlement intérieur de l’assemblée nationale, le bureau de l’Assemblée est réputé démissionnaire, dès lors qu’il ne présente pas le rapport de la gestion financière à la plénière de l’Assemblée nationale dans les 30 jours du début de la session de mars, c’est-à-dire au plus tard le 15 avril de l’année en cours.
Invité par la Commission des sages de la Chambre basse du Parlement, l’élu de Matadi Albert Fabrice Pwela avait refusé catégoriquement de retirer sa plainte. Pour lui, le bureau Mabunda est réputé démissionnaire au regard de leur propre règlement intérieur.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
