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RDC : le comité de conjoncture économique constate une légère augmentation des réserves internationales

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Tradition respectée ce mardi 10 novembre 2020 à la Primature où le Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba a présidé la réunion du Comité de Conjoncture Économique élargie aux Délégués de la FEC et ceux de l’ANEP.

Face à la presse après cette séance de travail, le Vice-premier Ministre, Ministre du Budget, Jean Baudouin Mayo Mambeke, a fait savoir qu’il a été noté que le cadre macro-économique dans son ensemble reste stable et cette situation contenue est le fruit du respect du Pacte de stabilité économique et monétaire conclu sous l’autorité du Chef du gouvernement central dans le cadre des mesures prises après plus de 4 mois d’inactivités économiques à la suite de la COVID 19.

« Un autre  constat qui se dégage après cette réunion, la décélération du rythme de formation des prix sur les marchés, quoi qu’au niveau de  certains articles, l’on a constaté l’augmentation des prix consécutive à la complication du commerce international ,a déclaré le VPM du Budget.

Jean-Baudouin Mayo a expliqué que dans tous les pays du monde, les importations et les exportations ont connu des reculs qui se sont répercutés aussi sur l’économie de la RDC. Toutefois, le gouvernement ILUNKAMBA a pris des dispositions pour qu’il n’y ait pas des débordements.

En prévision des fêtes de fin d’année, la Ministre de l’Economie nationale, Acacia Bandubola, a été instruite par le Chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba de maintenir le contact avec les importateurs  pour inonder les marchés congolais en produits alimentaires de première nécessité.

S’agissant du taux de change,  renseigne Mayo, « il est resté stable à l’indicatif ou à l’officiel avec une légère appréciation de 0,26 %  au niveau du taux parallèle et ce qui est encourageant, c’est que les deux taux se rapprochent davantage ».  A cela s’ajoute une légère augmentation des réserves internationales.

Le rapport présenté par la Vice première Ministre, Ministre du Plan, Elysée MUNEMBWE, indique que le mois d’octobre s’est terminé avec un déficit autour de 27 milliards des Francs Congolais résorbés par des ressources saines, notamment les appuis budgétaires du FMI. Ce qui explique aussi qu’il y ait appréciation du Franc Congolais sur les marchés de change, et du côté des Opérateurs Économiques, l’on est maintenant satisfait avec plus de 5 % d’opinion favorable en termes des perspectives économiques de la RDC.

Abordant le dossier du secteur minier présenté par le ministre des Mines, Willy Kitobo Samsoni, les membres du  Comité de Conjoncture Économique notent également que la production minière se maintient mais les exportations ont quelque peu baissé. Au moment où le cuivre a gagné quelques points sur le marché international, le Cobalt s’est maintenu. Etant donné que les exportations ont baissé, cela a eu des conséquences sur les redevances minières de l’État sur les exportations. Mais le gouvernement central est entrain de suivre cette situation à la loupe.

Invité à cette réunion comme c’est le cas depuis l’avènement de la covid-19, la FEC (Fédération des Entreprises du Congo) souhaite le maintien de l’amélioration du climat des affaires en faveur des opérateurs économiques en évitant les tracasseries judiciaires.

« Un rapport en bonne et dûe forme sera fait au gouvernement central pour des dispositions utiles afin que les opérateurs économiques travaillent dans un Climat favorable dans ce contexte de la COVID 19 », a conclu Jean-Baudouin Mayo.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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