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Le FCC prévient : » Le président de la République ne peut pas décider seul de la dissolution du Parlement ! «
Ouverte depuis le 6 novembre dernier, la deuxième retraite du Front Commun pour le Congo ( FCC) s’est clôturée ce dimanche 08 novembre 2020 à Safari Beach, situé dans la partie Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
À cette occasion, la famille politique chère au sénateur à vie Joseph Kabila Kabange a statué sur la situation politique en RDC tendue avec le Cap pour le Changement( CACH) de l’actuel Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi.
Le FCC a donné officiellement sa position sur les consultations politiques initiées par Félix Antoine Tshisekedi.
« Le président Félix Tshisekedi n’a pas formellement fait part à son partenaire (Joseph KABILA) de ses intentions ni sur l’initiative de consultation en cours, encore moins sur le sort réservé à la coalition FCC-CACH « , a fait savoir l’élu de Fizi et coordonnateur national du FCC, Néhémie Mwilanya Wilondja.
À ce sujet, prévient la première force politique de la République démocratique du Congo, nul ne peut cautionner aucune démarche tendant à la recomposition de la majorité parlementaire en pleine législature sur fond de corruption des élus d’un partenaire, anti-valeur au cœur d’une lutte convenue dans le cadre du programme commun de gouvernement commun.
S’agissant de la dissolution de l’Assemblée nationale tant souhaitée par certains hôtes de Félix Antoine Tshisekedi dans le cadre des consultations politiques, le FCC de Joseph KABILA rappelle que le président de la République ne
peut pas décider seul.
« La plateforme chère à Joseph KABILA rejette toutes les allégations tendant à lui faire porter la responsabilité du blocage actuel », a-t-il ajouté.
Toutefois, soucieux de privilégier avant tout les intérêts de la République démocratique du Congo, au nom du FCC, Néhémie Mwilanya a fait savoir que sa famille politique reste ouverte au dialogue avec le président de la République Félix Antoine Tshisekedi mais dans le cadre des structures et mécanismes prévus dans l’accord de la coalition FCC-CACH.
Notons qu’à l’heure actuelle, le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi poursuit avec les consultations politiques en vue de la création de l’Union Sacrée de la nation. Parmi les grandes personnalités de l’environnement sociopolitique congolais, le cinquième Président de l’histoire de la République démocratique du Congo a déjà reçu le leader de l’opposition Moïse Katumbi Chapwe, Jean-Pierre Bemba, Modeste Bahati Lukwebo. D’autres personnalités sont encore prévues lors de cette deuxième semaine des consultations.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
