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Consultations Politiques : Katumbi, Kyungu et Bahati Lukwebo reçus par F. Tshisekedi

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Pusieurs acteurs politiques, notamment Moïse Katumbi, Gabriel Kyungu, Modeste Bahati Lukwebo, Eve Bazaiba, Christophe Lutundula, Ne Mwanda Nsemi sont attendus ce samedi 7 novembre au Palais de la Nation dans le cadre des consultations présidentielles.

Certains d’entre eux, dont Moïse Katumbi, président de  » Ensemble pour la République « ; Bahati Lukwebo, Président de l’AFDC-A; Kyungu wa Kumwanza, autorité morale de l’UNAFEC, viennent de faire leur entrée au Palais de la Nation pour être reçu par le Chef de l’État.

En ce qui concerne Modeste Bayati, il faut retenir que le congrès de son parti venait de le désigner comme seul leader capable de représenter l’AFDC-A dans ces assises initiées par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi en vue de la création de l’Union Sacrée pour la nation.

Comme nombre d’observateurs, Bahati lukwebo est de ceux qui soutiennent quil faudra mettre fin à la coalition FCC-CACH qui a démontré ses limites et n’a pas su répondre aux préoccupations de la population congolaise près de deux ans après la première alternance politique et pacifique.

Rappelons-le, après son départ du Front commun pour le Congo, Bahati Lukwebo avait vu sa formation politique dédoubler avec la perte d’un bon nombres de parlementaires (députés et sénateurs). Il entend des autorités compétentes réparation en vue d’être probablement un allié de taille de Félix Antoine Tshisekedi qui est à la recherche de la requalification de la majorité parlementaire.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT Depuis le Palais de la Nation

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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