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An 1 du crash de l’avion présidentiel: F. Tshisekedi a rendu hommage à ses collaborateurs

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Une année après leur disparition dans un crash, les agents de la présidence de la République ont reçu les hommages de la nation à travers une cérémonie funéraire organisée ce samedi 7 novembre à l’esplanade de la Clinique Kinoise à Kinshasa.

Le couple présidentiel de la RDC est arrivé sur place à 11h30.

Le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et la Distinguée Première Dame, Denise Nyakeru Tshiseked, ont déposé des gerbes des fleurs devant les dépouilles mortelles des 9 victimes de ce crach survenu le 10 octobre 2019. Ils ont aussi adressé quelques mots de campassion à l’endroit des membres des familles éplorées.

Patrick Mukadi ( agent a la logistique), Divioka Maréchal ( Chauffeur), Major Barhimukwa Jules, Major Maloba, Mukhambetkaliyev Mergali, Sadovnichii Vlamdmir, Shumkov Vitalii, Gorokhov Sergii et Shalikov Oleksii avaient décollé avec l’AN le jeudi 10 octobre 2019 de Goma pour Kinshasa.
L’avion avait disparu des radars 59 minutes après son décollage.

Apres 5 jours de recherches, les restes de l’avion avaient été trouvés à Kole dans la province du Sankuru.

Dans son oraison funèbre, le Directeur de cabinet ai du Chef de l’Etat, KOLONGELE Eberande, a exprimé, au nom des familles des victimes et des membres de cabinet, toute sa gratitude au Chef de l’Etat. Sa présence et celle de la Première Dame est un signe de grandeur des grands hommes, a-t-il dit.

Les 9 victimes du crach de l’AN 72 dont 2 Russes, 1 Ukrainien et 1 Karzhak ainsi que les 4 Congolais ont été décorés à titre posthume par le Chancelier des Ordres Nationaux.

Au terme d’une ordonnance signée le 6 novembre 2020, les 9 personnalités ont été admises à titre posthume dans l’Ordre National Héros nationaux Kabila-Lumumba au grade de Chevalier.

Apres cette cérémonie, le cortège funèbre s’est ébranlé pour la nécropole de la N’sele où est prévue l’inhumation dans l’intimité familiale.

Presse présidentielle

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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