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Consultations Politiques : »Il faut aller au-delà de la coalition FCC-CACH », CLC
Les membres du comité Laïc de Coordination ont été reçus mercredi 04 novembre 2020 par le Chef de l’État Félix Antoine TSHISEKEDI au Palais de la nation dans le cadre des consultations initiées par la première institution du pays. Au sortir de leur entretien avec le chef de l’Etat, le professeur Isidore NDAYWEL, coordonnateur du Comité Laïc de Coordination a déclaré que son organisation a remis à Félix Antoine TSHISEKEDI un cahier des charges contenant 3 grandes recommandations à savoir: le rétablissement de l’autorité de l’État sur toute l’étendue de la République, les réformes électorales pour crédibiliser les prochaines élections et enfin l’amélioration des conditions de vies de la population.
« Nous avons présenté trois choses importantes. D’abord, la restauration de l’autorité de l’État sur toute l’étendue de la République. En second lieu, crédibiliser le processus électoral de 2023 pour que nous ne connaissions plus les problèmes que nous avons aujourd’hui. il faut dès à présent penser à la crédibilisation tant de la Céni, qui passe par des réformes, que de la Cour Constitutionnelle. Cette dernière doit avoir un président et des membres intègres. Le troisième chantier, aussi important que les deux premiers c’est la relance économique. Il faut penser au social du peuple. La population ne peut pas continuer à vivre dans une telle misère. Cette misère est une insulte à notre pays, à notre intelligence. Nous devons absolument résoudre cette situation pour que notre population puisse vivre mieux ».
Évoquant la question liée à la coalition FCC-CACH, le CLC demande au Président de la république d’aller au-delà pour faire participer tous les congolais dans la construction de la République démocratique du Congo.
« À l’heure actuelle, je ne sais pas s’il faut mettre fin à la coalition, mais je pense qu’il faut aller au-delà de la coalition FCC-CACH. Nous ne voulons pas qu’il y ait d’un côté, ceux qui estiment détenir le pouvoir et de l’autre ceux qui sont en situation de sans papiers. Maintenant, tout le monde doit pouvoir apporter sa contribution pour la construction parce que le pays appartient à tout le monde». C’est en ces termes que le professeur Isidore NDAYWEL a conclu son propos.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
