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Beni : des drones de la Monusco bientôt dans les opérations militaires contre les ADF
La Monusco compte appuyer les FARDC dans la traque des ADF à Beni en mettant à leur disposition des drones. C’est le Secrétaire Général adjoint des Nations-Unies en RDC en charge des opérations qui l’a dit ce mercredi 28 octobre, au cours de la vision conférence bimensuelle le de la Monusco. David Gressly a indiqué que ces drones sont importants et capables de résister dans l’air pour beaucoup de temps.
Mais 2 choses doivent être examinées avant cet appui. D’abord, renforcer les capacités des militaires congolais pour l’utilisation de ces outils, ensuite étudier s’ils ne peuvent pas rencontrer des obstacles dans la forêt qui entoure cette zone, bien qu’ils ne peuvent pas apporter des solutions définitives, a dit ce diplomate onusien. « C’est un nouveau système maintenant qu’on utilise, on ne peut entrer dans tous les détails mais qui fait mieux, qui dure longtemps à l’air. Donc, je crois que leur capacité est très importante. Mais, on doit examiner deux ou trois choses, je crois. D’abord, comment est-ce qu’on peut mieux utiliser pour aider à travailler avec l’armée congolaise parce que c’est un outil que nous voulons qu’ils utilisent aussi, et deuxièmement, je crois qu’on peut réexaminer les capacités mêmes de ce système dans les forêts qui existent dans cette zone de voir si ça marche ou pas et je crois que ça peut aider. Ce n’est pas une solution définitive, c’est un outil qui va aider dans les opérations », a-t-il annoncé.
Signalons que ces drones ont permis à récupérer quelques prisonniers évadés de la prison de Kanbayi de Beni, la semaine dernière dont 300 sont déjà retournés dans cette maison carcérale, a en croire David Gressly.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
