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Assemblée provinciale : présentation de 10 projets des sénateurs élus de Kinshasa
Huit sénateurs élus de la ville de Kinshasa ont présenté ce mercredi 7 octobre, au président de l’assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoyi, les 10 projets pour réinventer la ville de Kinshasa. La cérémonie s’est déroulée dans la salle de banquet du palais du peuple en présence des plusieurs élus provinciaux.
Pour le sénateur Didier Mumengi, président du cocus des sénateurs de Kinshasa, qui a fait cette présentation, l’objectif de ces 10 projet est que Kinshasa redevienne « KIN LA BELLE » à travers la puissance de leurs idées et l’implacabilité de leurs valeurs.
En fait, les élus de Kinshasa se sont lancés un défi: celui de reconstruire un avenir radieux pour la capitale ainsi que pour ses habitants. Ensemble, ils ont travaillé d’arrache-pied pour réaliser un produit fini, fruit d’une intelligence collective et d’associations d’idées dont dépend le changement de Kinshasa.
*Les 10 projets sont :*
1. Organiser un Conclave urbain sur la décentralisation communale et développement rural
2. Doter les communes des outils d’émancipation administrative
3. Faire le plaidoyer pour une banque des communes et territoires
4. Avoir une économie municipale des déchets (Kin bopeti)
5. Créer un service communal des parkings et des servitudes d’utilité publique
6. Révolutionner le système de transport urbain à Kinshasa
7. Instaurer une Carte d’assurance carburant
8. Créer un péage urbain aux portes de la Gombe
9. Créer des cartes de résidence
10. Faire un transfert croisé des marchés, que le marché central soit installé à la Fikin, et la Fikin au marché central.
Tous ces projets de changement radical et porteurs d’espoir ne peuvent se concrétiser qu’avec l’aide de l’assemblée provinciale, a laissé entendre l’honorable Patrick Lumbala, rapporteur du groupe des huit Sénateurs.
Prenant la parole à son tour, le président de l’assemblée provinciale, Godé Mpoyi, a confirmé que cette première rencontre a de l’impact sur le changement qu’on attend sur la ville de Kinshasa.
Ainsi, il fait un lobbying auprès des sénateurs pour l’atteinte des objectifs assignés, afin que les natifs de Kinshasa retrouvent leur belle ville d’antan.
S’agissant du budget pour la matérialisation des dits projets, Gode Mpoyi déclare que le budget alloué pour l’assemblée provinciale de Kinshasa s’élève à 500. Millions de dollars américains. Malheureusement, à cause de la pandémie de coronavirus, cette quotité n’a pas été assurée. Cependant, poursuit-il, ce ne sont pas les moyens qui manquent au gouvernement central pour financer ces projets. Il sollicite tout de même l’appui des sénateurs et souhaite que le budget soit géré par la ville de Kinshasa.
Signalons que cette première rencontre s’inscrit dans le cadre de l’atelier d’interaction interinstitutionnel entre les sénateurs de la ville de Kinshasa et les députés provinciaux de Kinshasa.
Elda Along/congoprofond.net
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
