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Finances : Sele Yalaghuli a lancé ce jeudi le logiciel « ISYS-REGIS »

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Le ministre des Finances Sele Yalaghuli a, au cours d’une cérémonie organisée au Pullman Hôtel ce jeudi 01 octobre, lancé le logiciel « ISYS-REGIS » (Interfaçage des régies financières) développé par les informaticiens de la Banque Centrale du Congo.

Ce logiciel automatise la procédure de perception des recettes issues des règlements des dettes envers l’État. Il apporte également aux services du ministère des Finances des informations fiables et en temps réel sur la trésorerie de l’État. Un pas important dans la lutte contre le coulage des recettes.

« Plusieurs études et rapports sur les finances publiques en République Démocratique du Congo soulignent le faible niveau de mobilisation des recettes par rapport au potentiel fiscal. L’avènement du COVID-19 nous a encore rappelé la vulnérabilité de nos finances publiques. Ces mêmes études suggèrent aussi, comme un des remèdes, le renforcement du niveau d’informatisation des procédures de mobilisation des recettes. 
Conscient de ce diagnostic, le Gouvernement a lancé le processus de mise en place de la « Chaîne informatisée de la recette » à travers un projet dénommé « Interfaçage des régies financières ». Les  activités de ce dernier  ont permis de poser des jalons importants sur divers domaines informatiques, notamment les logiciels, les réseaux, la formation et la réorganisation des structures », a dit Sele Yalaghuli, dans son discours.

Pour l’argentier national, ce logiciel apporte deux innovations majeures dans la gestion de la recette publique.

D’abord, il automatise la procédure de perception des recettes issues des règlements des dettes envers l’Etat : l’encaissement par les banques, le reversement à la Banque Centrale du Congo, la comptabilisation dans le compte général du Trésor et l’apurement dans les systèmes d’informations des régies financières. 

Ensuite, il apporte aux services du Ministère des Finances des informations fiables et en temps réel sur la trésorerie de l’Etat.

Ce logiciel, ISYS-RÉGIES  est un outil supplémentaire de transparence financière de l’Etat, car il permet naturellement d’avoir un registre informatique de tous les paiements effectués en faveur de l’Etat au titre d’impôts, taxes, droits et redevances. 

Pour le ministère des Finances, l’objectif est d’automatiser les procédures et de fluidifier la circulation des données de paiements afin de permettre aux régies financières de gagner en efficacité, en qualité des statistiques et en amélioration du climat des affaires,tous dans la vision du président de la République. Et, l’avènement de ce logiciel était conditionné par la mise à jour des textes juridiques relatifs au mode de paiement des dettes envers l’Etat.

L’autre chantier concerne le déploiement dudit logiciel auprès de tous les acteurs de perception des recettes et ce, sur toute l’étendue du territoire national afin d’assurer une couverture totale qui englobe toutes les agences des banques commerciales, quelle que soit la cité ou la localité de leur implantation. Ces dernières constituent les premiers acteurs d’Isys-régies en leur qualité de pourvoyeuses des données d’encaissement. 

Aussi, toutes les agences de la Banque Centrale du Congo ainsi que toutes les directions, centres des impôts, bureaux de douane et ressorts, bref tous les services des régies financières doivent-ils être couverts par ce logiciel. Au total, plus de 3.000 utilisateurs seront formés, incluant ainsi tous les acteurs de perception des recettes sur toute l’étendue de la République. 

Pour relever ce défi, au regard de l’éparpillement des services des régies financières à travers le pays, Sele Yalaghuli demande l’accompagnement de tous, car la réussite d’un tel projet exige l’appropriation de tous les acteurs tant étatiques, professionnels que techniques, s’explique-t-il.

Notons qu’au sujet du basculement en procédure informatisée, toutes les parties prenantes ont été consultées quant à ce. Et cette nouvelle procédure entrera en vigueur en deux phases : – le 1er janvier 2021 : la Ville de Kinshasa et les provinces du Haut-Katanga, Haut-Lomami, Kongo-Central, Lualaba, Nord-Kivu et  Tanganyika. Et A partir du 1er juillet 2021 : les autres provinces restantes.

Ainsi, il ne sera plus question, par exemple, de déposer le chèque unique barré à la chambre de compensation à la Banque Centrale du Congo. Les banques commerciales ne seront plus obligées d’imprimer le relevé journalier d’encaissement. Le délai de reversement passera de 48 à 24 heures. 

Yalaghuli a également précisé que le développement et le déploiement de ce logiciel Isys-régies a été financé, jusqu’ici, par le mécanisme du « Contrat de Désendettement et Développement (C2D) signé entre la France et la République Démocratique du Congo, en contrepartie du paiement des échéances de sa dette envers ce pays ami.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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