Connect with us

À la Une

Congrès UNPC : une frange de journalistes dans la rue pour soutenir le Pr Malembe

Published

on

Le collectif des journalistes pour le respect et la dignité a marché ce vendredi 25 septembre pour soutenir le Pr Malembe Tamandiak, copieusement insulté, il y a quelques jours, par un autre groupe de journalistes.

La marche qui a débuté vers 10h de la place de la gare pour chuter au ministère national de Communication et des médias où un mémorandum a été déposé.

Pour le coordonnateur de cette nouvelle structure, il était impérieux de marcher pour condamner les insultes des confrères envers cette grande figure de la presse congolaise.

« Nous exigeons de ces amis des excuses publiques parce que Malembe Tamandiak n’est pas un petit monsieur. Nous condamnons à cette occasion ce manque de respect et voulons qu’il y ait réparation », s’est indigné Altesse Makambo.

Répondant à la question de savoir si le collectif soutient laquelle des ailes de l’UNPC en confrontation, Altesse Makambo explique : « Nous n’avons aucun intérêt à soutenir qui que ce soit mais nous, nous voulons juste que la dignité de tout acteur de la presse soit respectée. »

Il sied de noter que le ministre Makelele n’a pas reçu les journalistes en raison de sa participation au conseil des ministres présidé par le président de la République. Il a, a-t-on appris, donné sa parole pour recevoir la délégation le lundi prochain.

Il convient de rappeler qu’après sa conférence de presse tenue à Fatima, où il avait considéré le congrès de l’UNPC annoncé par le président Kasonga Tshilunde d’illégal, un groupe des journalistes a proféré des injures en l’endroit du professeur.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle

Published

on

Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Une vision portée par l’ASMECO

À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.

Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading